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24 juin 2013

Groupe de travail Langues Vivantes du 18 juin - compte-rendu

Groupe de travail Langues Vivantes 18 juin 2013

Mardi 18 juin, 18 mois après la première réunion (rien que ça), un groupe de travail "Langues Vivantes" s’est réuni à la DSDEN. A l’ordre du jour : la "politique départementale des langues vivantes Anglais-Italien", les postes fléchés, l’expérimentation immersion...

Qui participe ?

- Mme O. Grumel, IEN-A

- M. J. Roger, IEN Chy 1

- M. A. Huart, IEN Chy 4

- M. C. Julien, IEN Maurienne

- M. E. Rousseau, IEN Albertville

- M. L. Clouet, proviseur de la cité scolairejean Moulin à Albertville

- M. J.L Scheffler, principal du collègue Jules Ferry à Chambéry

- Mme C. Feltrin, principale du collège Jean Mermoz à Bissy

- V. Rosset, CPD langues Vivantes 1er degré

- M. Foschia, CPC St Jean de Maurienne

- un représentant des personnels de chacune des organisations syndicales suivantes : SNUipp-FSU, SE-Unsa, Sgen-CFDT, FO

- M. M. Lacheze, IA-IPR Anglais

Remarque SNUipp-FSU   : l’administration limite notre participation à un seul représentant par organisation syndicale. Cela pose deux problèmes : le DA nie ainsi la représentativité de chaque organisation (pour mémoire, FSU majoritaire avec 5 sièges, puis viennent l’Unsa avec 2 sièges, le Sgen et FO respectivement 1 siège) ; et cela fait qu’il ne peut y avoir de représentant premier et second degré pour chaque organisation, alors que ce groupe de travail concerne bien premier et second degré. Le SNES-FSU est intervenu à ce propos en Comité Technique, le SNUipp-FSU est à nouveau intervenu en préalable à la tenue du groupe de travail.

Pourquoi un groupe de travail « langues Vivantes » ?

Rappelez-vous, il y a 18 mois...

Un premier groupe de travail « langues vivantes » s’était tenu mercredi 7 décembre 2011. Sa mise en place faisait suite aux demandes des élus du personnel FSU et Unsa en CAPD, en réaction à la multiplication des postes fléchés dans le premier degré, et la décision du DA de « protéger » ces postes en cas de mesure de carte scolaire.

Objectif affiché :

- mener une réflexion sur la continuité de l’enseignement des langues vivantes, de l’école au collège ;

- améliorer les compétences linguistiques de nos élèves

- faire évoluer la carte des formations et la carte des langues ainsi que les dispositifs existants (classes bilangues, classes européennes, sections internationales – collège -, classes immersion -premier degré*), afin « d’optimiser » l’enseignement des langues en Savoie.

L’objectif reste le même...

A l’issue du premier groupe de travail en décembre 2011, il était prévu que chacun (IEN, principaux de collège, représentants des personnels) réfléchisse sur 4 axes de travail : formation, italien, habilitation et immersion, et apporte sa contribution.

Le calendrier prévoyait que chaque partie en présence fasse part de ses propositions au plus tard le 20 janvier 2012, puis que le groupe de travail se réunisse à nouveau le mercredi 1er février 2012 pour une première synthèse des contributions.

… 18 mois après, le 18 juin 2013, le DA a enfin réuni ce deuxième groupe de travail ! Lui-même était absent.

Thèmes abordés le 18 juin

Remarque SNUipp-FSU  : aucune réponse n’a été apportée sur aucun des sujets à l’ordre du jour. Se réunissant 18 mois après le premier groupe de travail, il a fallu en gros tout reprendre depuis le début, les participants n’étant pas tout à fait les mêmes. Il s’est plutôt agi d’une discussion autour des divers thèmes qu’autre chose, qui aurait presque pu tenir au café du coin ! (comme si le mois de juin n’était pas assez chargé ! L’administration était-elle à deux mois près pour réunir à nouveau ce groupe de travail ?!).

POLITIQUE DÉPARTEMENTALE LV ANGLAIS - ITALIEN

L’anglais est majoritairement enseigné. Dans le primaire, l’enseignement des LV est pris en charge à 77 % par les enseignants du premier degré.

Le « document passerelle », qui recense les compétences LV acquises par les élèves, n’est pas encore assez utilisé selon l’administration.

Peu d’élèves valident le niveau A1 en fin de CM2 (niveau du cadre européen de références). Seuls 20 % des enseignants font effectivement passer ces évaluations.

ITALIEN

C’est la seule LV enseignée en Maurienne. Cela suscite des réactions des familles qui souhaitent de l’anglais. Pour la suite, environ 60 % des élèves s’inscrivent en section bi-langue en 6ème.

Les enseignants du premier degré italianisants qualifiés sont peu nombreux. Il y a 10 postes fléchés italien en Maurienne.

Depuis la mise en place des postes fléchés, la CPC explique que la tendance a été inversée, et qu’à présent, c’est plus de 50 % de l’enseignement de l’italien qui est directement pris en charge par les enseignants (34 % de prise en charge par les professeurs mis à disposition par le consulat d’Italie). (A terme, comment supprimer ces postes fléchés ?? car les conséquences sur d’autres aspects de la carrière, notamment le mouvement, ne sont pas anodines, et il ne faut pas les occulter !).

DISPOSITIF IMMERSION (ÉMILE)

Changement sémantique : désormais, il s’agira d’EMILE = Enseignement Matière Intégrée Langue vivante Etrangère.

Ce changement s’explique car il est question « d’immersion » quand la LV est dispensée par un locuteur natif, ce qui n’est pas le cas dans les expérimentations menées en Savoie. L’administration utilisera dorénavant une appellation qui a cours dans les instances européennes . Le dispositif EMILE a cours à :

- l’école Barberaz La Concorde élémentaire depuis 2 ans

- l’école Barberaz La Concorde maternelle depuis 1 an

Suite au bilan qui en a été tiré, le DASEN a décidé d’étendre le dispositif. Le choix s’est porté sur 2 écoles différentes, sur des territoires différents, avec des choix pédagogiques différents, dépendant de deux collèges différents :

- l’école St Baldoph

- l’école Albertville Albert Bar élémentaire (A noter, sur Albertville, d’après l’IEN, le développement de dispositifs linguistiques au niveau du périscolaire).

Le choix des écoles n’était pas anodin. Parmi les critères :

- la taille de l’école

- l’accord des enseignants et des parents d’élèves concernés (Là, on a des doutes !!)

- le départ d’un enseignant libérant un poste (retraite), pour avoir au moins « un an devant soi », puisqu’il faut un apport d’enseignant tous les ans. (Et donc : que se passera-t-il pour les collègues dans un an... ? Remise en cause des temps partiels, pression pour participer au mouvement... ?? Il faudra être vigilant !).

Au niveau du recrutement, il peut s’agir d’enseignants revenant des États-Unis (formation en Utah), ou suite à un appel à candidatures. Dans ce dernier cas, il est exigé au niveau linguistique l’équivalent du B2C1 du cadre européen de références. Le DA se donne pour objectif d’autoriser tous les départs vers les États-Unis, dans le cadre de l’AEFE, du programme Jules Verne, etc. En 2013, il y a 10 demandes, il est toutefois peu probable qu’il autorise les 10 (problème du remplacement).

Les enseignants qui candidatent et obtiennent des avis « favorable » ou « très favorable » de la commission constituent une ressource identifiée pour alimenter toutes les écoles.

Les trois écoles concernées seront surveillées, accompagnées... Il y aura un « point d’étape » l’année prochaine.

L’administration affirme qu’il ne s’agit pas d’une expérimentation sans lendemain, et que le DA « s’engage très fort » dans le second degré aussi, pour la continuité. Cependant, rien n’est prêt pour le moment... Les 3 collèges concernés commencent tout juste à réfléchir. Le collège Jules Ferry à Chambéry, qui accueillera les premiers élèves issus de l’EMILE en 2015, a commencé à anticiper, et s’orienterait vers un dispositif DNL (Discipline Non Linguistique) scientifique = enseignement d’une matière scientifique en anglais. Le Principal a déjà repéré deux profs volontaires...

En fait, « tout est à inventer » pour le devenir des écoliers au collège.

La question du devenir au lycée est aussi posée. Au niveau des dispositifs déjà existants, il y a les sections européennes, et trois sections internationales sur l’Académie de Grenoble(dont une structure privée).

Le Proviseur de la cité scolaire d’Albertville souligne tout de même les difficultés à venir, avec des élèves qui arriveront au collège avec des différences de compétences linguistiques évidentes. (Problème déjà existant, et déjà soulevé ! Combien, en 6ème, reprennent tout à zéro, faute de pouvoir organiser les enseignements autrement ? Gérer ces différences nécessitent des moyens).

Le risque de créer avec ces dispositifs une filière élitiste est à nouveau soulevé. Pour l’IA-IPR anglais, la dimension sociale est intégrée dès le départ, puisque la DSDEN a fait le choix d’écoles au profil très divers pour l’EMILE, donc « si excellence il y a, elle est partagée par le plus grand nombre dès le départ ». (Sortez les violons !).

Le DASEN, par la voix de l’IENA, fait part d’autres dispositifs à tester, dans le but d’améliorer les compétences linguistiques des élèves. (Lesquels ??). EMILE ne sera pas généralisé à tout le département. Mais il pourrait s’agir de :

- enseigner 1 heure d’anglais par jour

- enseigner toute une journée en anglais, un jour par semaine, etc.

FORMATION DES PERSONNELS

Remarque SNUipp-FSU  :c’est un sujet crucial, qu’il s’agisse de la formation initiale, et surtout continue ! C’est pourtant le point qui a le moins retenu l’attention...

Au niveau des futures ESPE, il y aura « quelque chose » au niveau linguistique, mais ce n’est pas tranché. (la question de l’ESPE est un dossier délicat et difficile sur l’Académie).

Au niveau du Plan de Formation Continue, il y a les stages Comenius (hors temps scolaire !). Le DA inclue dans la formation les départs à l’étranger dans le cadre du programme Jules Verne, ou de l’AEFE (cf paragraphe « EMILE »). C’est d’ailleurs une de ses priorités, clairement réaffirmée lors du groupe de travail du 14 juin, où il a expliqué avoir besoin de 20 enseignants en surnombre à la rentrée, pour mieux gérer les remplacements, mais aussi, plus surprenant, pour favoriser les départs en Utah (Etats-Unis) des collègues volontaires, afin de "mener à terme" sa politique d’immersion anglais...

Bref, la question des « ressources » et de la formation reste entièrement posée !

La suite...

Le groupe de travail Langues Vivantes sera réuni en janvier 2014 (si tout se passe comme prévu, cette fois !), pour faire un point d’étape sur EMILE.

 

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