www.snuipp.fr

SNUipp-FSU de la Savoie

Navigation

Thèmes abordés


Vous êtes actuellement : Actualité 

fontsizeup fontsizedown impression s'abonner  à la rubrique {}
14 octobre 2013

Alerte sociale : compte-rendu des "négociations préalables" du 11 octobre

Le SNUipp-FSU de la Savoie a déposé une alerte sociale le 7 octobre. Les motifs qui nous conduisent à envisager le dépôt d’un préavis de grève pour la période du 4 novembre au 20 décembre 2013 sont nombreux.

Cette alerte sociale fait suite à l’exaspération importante qui s’exprime de la part des collègues entre ce qui est lié à la réforme des rythmes et sa mise en œuvre, et ce qui est à associer à la surcharge actuelle des demandes de ce début d’année.

Voir

Nous avons été reçus vendredi après-midi dans le cadre des "négociations préalables".

Conditions de mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires dans le département

Le SNUipp-FSU continue, comme depuis le début à dénoncer une réforme bricolée, loin d’une véritable réflexion sur le temps scolaire et le rythme de l’enfant, et loin d’améliorer les conditions de travail des enseignants. Persuadé toutefois que le retour aux "horaires Darcos" n’est pas la solution, nous continuons d’exiger la réécriture du décret. C’est en ce sens qu’une pétition nationale a été lancée. Les premières analyses de la mise en place précipitée de la réforme des rythmes scolaires, dans notre département et ailleurs, font état de dysfonctionnements évidents.

Au-delà des problèmes de fond évidents, le SNUipp-FSU 73 dénonce les velléités du DA de passer à « marche forcée » dans le département :

- Pas de bilan prévu de la mise en place de la réforme sur les communes de Cognin et La Ravoire. Le SNUipp-FSU 73 a par contre lancé son enquête auprès des écoles concernées.

- Tentative de passer en force en imposant un calendrier contraint difficilement tenable (retour des projets d’organisation de chaque commune pour le 5 novembre, à la rentrée des vacances !)

- Tentative de passer en force en imposant un scénario d’organisation identique sur tout le département (5h15 de temps de classe par jour), au mépris du décret de janvier 2013 !

- Volonté de ne pas permettre la consultation des conseils d’école, dont la plupart se tiennent au mois de novembre, au mépris du règlement départemental des écoles publiques qui prévoit que « le conseil d’école doit émettre un avis sur le projet d’organisation de la commune ». Ce règlement a pourtant force de loi…

- Les enseignants, sont lassés des injonctions et délais imposés.

L’organisation de la semaine scolaire doit emporter l’adhésion de la communauté éducative. L’avis du conseil d’école doit obligatoirement être pris en compte. Pour ne pas se contenter d’une simple opposition, le SNUipp-FSU invite les équipes à travailler à des propositions alternatives qui peuvent s’amorcer en effet, lors des conseils d’école. Les enseignants doivent faire reconnaître leur expérience et leur professionnalisme et être à l’origine de propositions !

Partout où c’est possible, il s’agit d’exposer de véritables projets en collaboration avec les collectivités. Le conseil d’école peut proposer son propre projet d’organisation de la semaine. Des dérogations à la règle des 9 demi-journées doivent être possibles afin de répondre aux réalités locales et à nos contraintes professionnelles, et le Directeur Académique doit les prendre en considération.

Réponses de l’administration :

Parler de calendrier « contraint » est un peu fort. Les communes ont été sollicitées au 5 novembre pour faire remonter des pré-projets, pas un modèle fixe et figé d’organisation. Si elles n’ont pas de projets, elles peuvent faire remonter les grandes lignes de leur future organisation, ou plus simplement les difficultés rencontrées, afin que l’administration puisse les aider et les accompagner. Ensuite, un aller/retour s’installera entre les communes et l’Éducation Nationale. Enfin, l’administration attendait la publication d’un nouveau « guide à l’usage des maires », « revu et modernisé », ce qui occasionnera un nouveau courrier aux maires de la part du DASEN.

Au-delà du schéma d’organisation de la semaine, ce qui intéresse l’administration, c’est d’aider les communes à élaborer les PEDT (Projet Éducatif Territorial). Il y aura un bilan d’étape de ce qui se passe à Cognin et La Ravoire, mais aussi ailleurs en France. Le ministre a réuni les DASEN le 8 octobre pour leur dire de repousser le plus possible le calendrier en fin d’année civile (le CDEN prévu le 17 décembre serait donc reporté plus tard).

A propos des 5h15 souhaitées par le DA, cela ne signifie pas qu’il ne peut y avoir de dérogation au cadre... Par contre, les demandes de dérogation devront être justifiées par le PEDT.

Concernant la consultation des conseils d’école, l’administration réplique (tout le monde appréciera) : « aucun maire n’imagine ne pas discuter avec les enseignants » et « aucun maire n’imagine se passer de l’avis des conseils d’école »... Et d’ajouter que les conseils d’école avaient tous ( ?) été consultés au mois de juin, même si ce n’était pas encore sur des « projets » définis.

Conditions de mise en œuvre de la consultation sur les programmes

Le SNUipp-FSU 73 a été amené à faire une mise au point concernant la consultation sur les programmes de 2008.

- Liberté totale pour l’organisation des 3h dédiées à la consultation : en fait, il n’y a pas d’obligation à se réunir, ni à décider de prendre du temps sur les 3h accordées (sur les 24h de concertation) pour discuter des programmes. Les équipes qui veulent garder tout leur temps de concertation pour leurs élèves et leur école ont tout à fait le droit de le faire.

- Pas de remontée obligatoire à l’administration : pour les équipes qui ont décidé de mener cette réflexion sur les programmes, aucune forme de remontée ou de "synthèse" n’est imposée. Les contributions individuelles ou collectives peuvent se faire directement sur le site de mutualisation du Ministère : consultation.primaire@education.gouv.fr

- Respect du calendrier : la consultation étant close le 18 octobre...les dates "butoirs" anticipées indiquées par des IEN sont donc sans objet !

Réponses de l’administration :

Dans ce cas, pourquoi donner 3h d’animations pédagogiques dédiées à cette consultation ?

Oui, il s’avère qu’il y a un hiatus... Pour l’administration, les heures accordées pour la consultation sont les suivantes :

- 3h d’animations pédagogiques pour la consultation sur les programmes de 2008

- 3h déduites des 24h pour la consultation sur les nouveaux programmes

Or, ce n’est pas du tout ce qui a été dit jusqu’ici, ni par les IEN, ni par nous... D’ailleurs, il ne semblerait pas logique de « donner » des heures d’animations pédagogiques pour une consultation se terminant le 18 octobre, alors que ces dernières n’ont pas commencé (inscriptions sur GAIA en ce moment).

Tout cela devrait être reprécisé aux IEN... et aux enseignants ? Le SNUipp-FSU maintient ses consignes.

Mise en place des APC

Le SNUipp-FSU 73 est intervenu à propos de la circulaire « fleuve » du DA sur les APC. Entres autres, ce qui a interloqué les collègues, ce sont les groupes de 6 élèves... tirés aux dés par le DA ?!

Réponses de l’administration :

Pourquoi 6 élèves ? C’est le fruit d’un travail avec les IEN. L’administration s’est fixée comme objectif de rompre avec la philosophie de l’aide personnalisée. La nature des activités change, il ne faut donc pas avoir le même type de groupes. L’école est un lieu où l’on apprend ensemble, donc il faut pour eux arrêter d’avoir des situations d’enseignants en tête à tête avec un élève.

D’ailleurs, avoir un groupe un peu plus important permet aux enfants d’avoir moins de pression. Il faut garder la notion de « groupe », et en-dessous de six élèves, ça devient trop restreint. Toutefois, en fonction des écoles, et selon les projets et l’identification des besoins, d’autres formes d’organisation sont possibles.

Conséquences du protocole de formation des CEA

Le SNUipp-FSU 73 est revenu sur les conséquences du protocole de formation des CEA (Contractuels Étudiants Admissibles), notamment en termes de décharge de direction.

Le protocole de formation des CEA implique que les directeurs et directrices des écoles concernées ne bénéficieront pas de leur décharge hebdomadaire. En effet, les étudiants contractuels partiront, à deux reprises, en stage en responsabilité, pour une durée de deux semaines. Les décharges de direction ne pourront donc être assurées ces semaines-là. En retour, une semaine complète de décharge sera rendue aux enseignants assurant la fonction de direction à la fin de l’année scolaire, ce qui s’avère une bien maigre compensation !

Nos collègues directeurs(trices) ont en effet besoin que le temps de décharge reste hebdomadaire, afin d’assurer correctement les tâches qui leur incombent.

En outre, cela n’est selon nous pas conforme à la règlementation. En effet, le régime de décharge d’enseignement des directeurs d’école était défini dans la note de service n°2006-104 DU 21-6-2006 comme équivalent à « 36 jours par année scolaire » pour un quart de décharge. Mais la circulaire n° 2013-038 du 13-3-2013, qui abroge le texte de 2006, prévoit de façon très explicite qu’un quart de décharge « libère un jour par semaine » (« et une demi-journée à raison d’une semaine sur quatre » dans le cadre de la semaine à 4,5 jours).

Or, si la circulaire de mars dernier concerne bien les écoles ayant mis en œuvre les nouveaux rythmes scolaires, vous devez en tenir compte puisque parmi les écoles dont la décharge de direction est assurée par un CEA, se trouvent trois écoles de Cognin, une des deux communes à appliquer la semaine de 4,5 jours depuis la rentrée. C’est donc pour le SNUipp-FSU ce texte qui doit, de manière règlementaire, s’appliquer. Cela signifie qu’il faut trouver une solution pour assurer les décharges de direction toute l’année, y compris pendant que les étudiants seront en stage.

Deuxième problème, et non des moindres : la plupart des directeurs(trices) concerné(e)s ont appris avec stupeur à la veille d’une (énième ) réunion qu’ils avaient été désignés MAT (maître d’Accueil Temporaire) de ces étudiants ! Jusqu’ici il était question de volontariat pour être MAT, mais quoi qu’il en soit, la moindre des choses aurait été d’avertir les principaux concernés dès la rentrée !

Réponses de l’administration :

L’administration admet avoir fait une erreur de « communication », car en effet les directeurs n’ont pas été informés qu’ils étaient MAT, c’est un vrai problème, « une pierre dans le jardin de l’administration ». La DSDEN en porte l’entière responsabilité. C’est d’ailleurs pour ça qu’ils ont souhaité réunir tous les MAT, afin de clarifier les choses, de rappeler qui fait quoi, etc.

Le retour des ces réunions est plutôt positif.

La période actuelle est une période de changement, de refondation de l’école (sortez les violons !). Chacun se doit de participer et d’accompagner la formation des nos futurs collègues. Il y a là une obligation morale, donc le terme de « volontariat » n’est pas adéquat. D’ailleurs, l’IENA rappelle qu’en tant que fonctionnaire d’État, notre principale mission est d’obéir à l’autorité... (sic). Elle a conscience ce faisant d’alourdir la charge des directeurs, déjà peu légère (une « barque pesante »)... (sortez les mouchoirs !!).

Les MAT touchent une indemnité. L’IENA a conscience que ce n’est pas une rémunération à hauteur de l’engagement demandé, mais il s’agit toute de même d’une reconnaissance de l’administration, dans une période budgétairement contrainte...

C’est la seule année où il y aura ces CEA. Nous sommes dans une année transitoire (et le transitoire va durer encore un peu puisque l’ESPE de Grenoble n’a toujours pas eu l’accréditation !). L’administration voudrait qu’on reconnaisse que la formation initiale est mieux maintenant, et qu’à terme il y aura des enseignants très bien formés dans les classes...

Sur les décharges de direction, l’administration va rester danbs les clous pour les écoles de Cognin, donc essayer de respecter la circulaire de 2013. Pour les autres écoles, ça reste sur le texte de 2006. L’administration explique avoir fait en sorte que chacun ait au moins deux jours de décharge par mois...

En outre, l’IENA rappelle le recrutement massif d’EVS, qui permet aux directeurs(trices) de pouvoir souffler... (lire ensuite dans « divers »).

Gestion des enseignants en surnombre et dysfonctionnements du mouvement départemental

Le SNUipp-FSU 73 est revenu sur les dysfonctionnements qui ont émaillé le mouvement 2013, et qui impactent nettement les conditions de travail des enseignants. Équité, justice et transparence devraient être les maîtres-mots prévalant à l’élaboration des règles et de la procédure de mutation. Ce n’est plus le cas depuis plusieurs années dans le département.

C’est pourquoi nous demandons dès à présent de programmer des groupes de travail sur le mouvement 2014. Il conviendra toutefois que, lors de ces réunions de concertation, les représentants des personnels soient enfin entendus. Une analyse fine des mouvements précédents devra être conduite, et nous espérons que l’administration saura afficher une réelle volonté de modifier le mouvement en profondeur, dans l’intérêt des personnels de l’Éducation Nationale et dans le respect du travail des élus des personnels.

Réponses de l’administration :

La Secrétaire Générale tique sur les mots « justice » et « transparence ». Elle souhaite comprendre ce qui ne va pas.

Nous citons plusieurs exemples :

- les situations médico-sociales, qui sont mal comprises par l’ensemble des enseignants, et souvent interprétées comme un « passe-droit ». sans remettre en cause le professionnalisme du médecin et de l’assistante sociale des personnels, la question de leur connaissance du mouvement et de l’implication de leurs décisions sur les opérations de mutation se pose.

- La prise en compte de courriers individuels au moment des phases d’ajustement, qui créent une inéquité de traitement (les services reçoivent une centaine de lettres au moment de la phase d’ajustement).

- Le problème du nombre restreint de vœux et d’une seule saisie de vœux en phase principale alors que les stratégies ne sont pas les mêmes.

Pour le SNUipp-FSU 73, c’est la règle collective qui doit primer, et la notion d’ancienneté, la seule admise et comprise par tous, doit retrouver sa place. Une deuxième saisie de vœux permettrait de retrouver un semblant d’équité, et est plébiscitée par les enseignants. Toute la méthodologie du mouvement doit être revue.

L’administration réplique qu’elle ne donne pas satisfaction aux enseignants qui écrivent des courriers ; que chacun est libre d’utiliser le système ou pas ; que son seul souci est de nommer le maximum de personnes de la manière la plus confortable qui soit.

L’objectif de la Secrétaire Générale est de réduire la durée des phases d’ajustement, surtout celle de septembre. Cette année était une année particulière, avec beaucoup de surnombres, les CEA à « caser » etc, il ne devrait plus y avoir d’année comme celle-ci, ce sera donc plus « léger ». Elle convient qu’il faut mieux faire.

La fiche navette est évoquée. A-t-elle été utile ? Pour les services, oui, cette fiche a facilité la tâche. Pour le SNUipp-FSU, le fait d’avoir obligation de classer toutes les natures de postes et toutes les circonscriptions l’a vidée de toute utilité ! Le DA a clairement dit non à certaines règles : il n’y aura pas de deuxième saisie de vœux mise en place, ce que nous regrettons. Il est admis qu’il faut « progresser » sur la fiche-navette. L’administration entend bien l’importance de cette fiche-navette pour permettre aux enseignants de se « repositionner » avant l’ajustement, sans mettre d’obligation de tout classer.

En conclusion, l’administration indique :

- retenir nos interrogations sur l’étude des situations médico-sociales

- revoir la fiche-navette, et maintenir cet outil

- alléger les phases d’ajustement (objectif bis : avoir moins de monde à nommer en septembre)

- revoir l’organisation et la gestion des temps partiels, à l’aune des nouveaux rythmes (toutefois, la règle qui veut qu’on exerce sur son poste ne changera pas)

- commencer à travailler sur les demandes de temps partiel / reprises à temps plein dès janvier, pour avoir plus de visibilité pour le mouvement revoir peut-être les postes de titulaires de secteur (qui « bloquent » des fractions de postes)

- être plus rapide et plus efficace lors des ajustements (notamment pour éviter de prévenir les collègues à 21h qu’ils prennent un poste à l’autre bout du département le lendemain matin)

L’année 2013 ne devrait pas se reproduire. Le mouvement a été plus compliqué car c’était une année transitoire en termes de formation des enseignants. Les services se pencheront sur un calendrier de groupes de travail.

Divers

GAIA et formation à distance

L’IENA admet que le logiciel GAIA est « compliqué » et « enquiquine » tout le monde ! Certaines animations pédagogiques prévoient une date fictive, car pour faire apparaître une animation dans GAIA, l’administration est obligée de lui donner une date.

La formation hybride sera mise en place à partir de janvier, quand la plateforme m@gistere sera mise en place. C’est « l’avenir de la formation », l’administration ne veut surtout pas la rater... Attentifs à la qualité, il n’y aura qu’une inscription à faire (un seul parcours, pas de « quantité »).

EVS

Le SNUipp-FSU 73 a rappelé qu’il avait demandé un groupe de travail pour réfléchir aux critères de répartition des EVS. L’IENA répond que l’administration a travaillé dans l’urgence, mais en toute transparence.

- 1 EVS pour chaque école du RRS de Chambéry

- 1 EVS pour chaque école du RRS d’Albertville

- ½ poste d’EVS pour les RPI déconcentrés, avec l’EVS en poste dans une seule école (c’est le travail qui vient à lui...)

- ½ poste d’EVS pour les écoles en CUCS

- ½ poste d’EVS pour les écoles entre 7 et 10 classes

En plus de ces critères déjà existants, l’administration en a imaginé d’autres :

- 1 EVS pour 10 à 15 classes sur une commune, ce qui permet une répartition à peu près homogène sauf dans les vallées...

- dans les vallées, d’autres critères ont pu être retenus en fonction des possibilités de recrutement / possibilité de mobilité des personnes.

L’augmentation du nombre d’EVS est en lien avec la volonté du gouvernement de faire baisser le chômage. Évidemment, c’est vrai qu’il faut former ces personnels pour qu’ils « utiles à la collectivité », mais il faut respecter cette obligation de remettre des gens au travail, c’est une période de « solidarité ».

 

43 visiteurs en ce moment

*Top SNUipp-FSU 73 Maison des Syndicats 77, rue Ambroise Croizat 73000 CHAMBERY
Tel : 04 79 68 91 65 Fax : 04 79 68 93 47 Email : snu73@snuipp.fr
©Copyright 2006 - SNUipp-FSU de la Savoie, tous droits réservés.