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27 mars 2014

Reprendre la main sur le métier pour faire évoluer les conditions de travail

Françoise Lantheaume est Sociologue, maître de conférences à l’Université Lyon II où elle dirige le laboratoire « Education, Cultures, Politiques  », elle a effectué de nombreuses recherches sur le travail et le métier d’ enseignant. Elle a notamment piloté une recherche sur la souffrance au travail des enseignants dans le cadre d’une convention avec la Fondation MGEN pour la santé publique.

Elle était l’invitée du SNUipp-FSU le jeudi 27 février 2014.

Stage conditions de travail-2 PTIT Depuis quatre ans, la question du travail est apparue dans les préoccupations syndicales, et le SNUipp-FSU s’est intéressé de près au "travail enseignant". Réunions d’information, stages, enquêtes se sont multipliés. Ces outils syndicaux ont été mis au service d’une volonté de se pencher sur les transformations du métier et ses conséquences sur le travail enseignant. LIRE LA SUITE :

PDF - 40.4 ko
intro stage F. Lantheaume

Le travail enseignant subit les mêmes évolutions et transformations du travail que les autres salariés, que ce soit dans le public ou le privé :

- Intensification du travail,

- Techniques de management qui mêlent injonctions à l’autonomie et contrôle par l’évaluation,

- Prescriptions de plus en plus floues,

- Idéologie selon laquelle le travail a un coût, qu’il faut baisser, ce qui amène à la diminution des budgets, et augmente la tendance à la flexibilité et la précarisation du travail.

Dans le public, ces tendances sont accentuées par l’idée libérale que l’État coûte trop cher, et qu’il faut diminuer le nombre de fonctionnaires.

Le contexte de travail se transforme, le groupe professionnel n’est plus le même (précarisation, recrutement), ce qui empêche la construction de la professionnalité des enseignants. Les réformes se font malgré nous, voire contre nous. L’intensification du travail, la porosité entre la sphère privée et la sphère professionnelle s’accentue, et cela conduit à un sentiment d’usure, une augmentation des risques psychosociaux dont les troubles musculo-squelettiques... Bref, à la « souffrance ordinaire » des enseignants.

Pour lutter, il faut conserver le sens de notre travail, et définir les critères du « bon travail », afin de reconquérir, reprendre la main sur notre métier. Il faut redéfinir des collectifs de travail, alors que les nouvelles formes du travail vont à l’encontre du collectif. Les organisations syndicales ont à se questionner sur ces transformations du travail, et à interroger leur rôle : devenir un lieu de débat des critères de qualité du travail, faciliter l’existence de lieux et de temps collectifs pour avoir ces débats professionnels, et travailler à une stratégie offensive de reconquête du métier, une « résistance active ».

Imaginer un service public dans des conditions nouvelles, voilà l’enjeu ? Quelles voies pour répondre mieux à l’intérêt général ? avec une discussion sur les effets du travail ? Comment est managé la réforme ? Il y a des niveaux d’intervention différents. Comment passer de la crainte à l’offensive ? Comment passer de la plainte à l’offensive ? Les réformes agissent à la périphérie des enseignements. Si on agissait plutôt sur le cœur ? Quel est le cœur du métier de l’enseignant ? Objet de débat + facile de défendre ensuite avec les missions de l’école. C’est une tendance culturelle que de rechercher le consensus (cela prend tu temps, comment va-t-on me juger ?) Les décideurs n’écoutent que ceux qui se font entendre. Pour être entendu, il faut trouver des alliés. Ex : Orange pour que cela devienne un problème social et politique ? Ils ont rendu visible le travail et les difficultés. Chacun pouvait se retrouver dans ce qui était décrit. La réforme porte-t-elle sur le cœur du métier ? Il faut se méfier des discours de crise qui justifient certaines politiques. Si le métier était malade, les seuls qui peuvent le soigner, ce sont les professionnels. Une des façon de le soigner est de reconquérir cette fierté du métier. Les enseignants travaillent au service de tous. Les attentes des français sont immenses et diverses. Ils ont une grande confiance en l’école (Voir enquête internationale). Il y a des alliances à créer notamment avec les parents. L’école est le lieu de la formation de la société dans la République. C’est nous qui portons ce projet. On a des difficultés à trouver des voix de désaccord. Or aller dans le sens d’une amélioration du travail c’est s’aider d’allié et retrouver la fierté du métier.

Par le biais de sa réflexion sur les conditions de travail des enseignants du premier degré (enquêtes, colloques, investissements dans les CHSCT), et l’organisation des stages syndicaux, en lien avec la recherche, le SNUipp-FSU et la section SNUipp-FSU 73 s’y emploient déjà.

Stage conditions de travail-5. PTITjpg

ÉCOUTER ET REGARDER LA VIDÉO,

intervention de F. Lantheaume lors de notre stage https://www.youtube.com/watch ?v=jHFSvA0sC7o 2

 

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