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2 juillet 2014

CDEN "rythmes scolaires" du 2 juillet : la grande mascarade

La FSU/ SNUipp-FSU a quitté le CDEN. Explications.

Les horaires des écoles (documents de travail du CDEN du 2 juillet ci-dessous)

Expérimentations "Hamon"
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CDEN 02-07-exp

Demandes de modifications
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CDEN 02-07modifs

Chambéry
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horaires écoles Chambéry

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additif expérimentation RS pour CDEN 02-07-1

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additif RS pour CDEN 02-07-1


La FSU/ SNUipp-FSU a quitté le CDEN. Explications.

Avant de partir, nous avons distribué aux membres du CDEN, outre un exemplaire de notre déclaration, une copie du courrier de notre collègue maître E à La Ravoire, dont le poste est supprimé à la rentrée. Il répondait ainsi aux arguments "fallacieux"de l’IA...

Vous trouverez ci-dessous la déclaration lue par le SNUipp-FSU en CDEN cet après-midi.

Le CDEN est réuni ce mercredi 2 juillet 2014 pour étudier les dernières modifications des horaires d’enseignement pour la rentrée 2014. Or, les horaires des écoles de la Savoie ont déjà été validés, ou non, les collectivités en ont déjà été informées, et enfin, ces horaires sont connus de tous puisque publiés sur le site du ministère de l’Éducation nationale. Ce CDEN n’a par voie de conséquence, plus aucune utilité.

A trois jours des congés d’été, l’École de la république connaît une désorganisation inqualifiable et indigne de notre institution. Serait-ce là l’arrivée du changement tant attendu ?! Sous le prétexte de mieux faire réussir les élèves, cette réforme a connu, depuis deux ans maintenant, plusieurs revers pour tenter de répondre à la demande de certains mécontentements, sans qu’aucune note de service ou instruction viennent soutenir les collègues enseignants face aux maires et aux parents.

La nécessité de raccourcir la journée trop longue pour les élèves, et d’offrir à tous les enfants de France un accès aux activités péri-éducatives a cédé le pas face aux pressions de divers lobbies qui relèguent le rythme de l’élève au énième plan.

Sur la forme, plusieurs points :

Publication des horaires avant la tenue des CDEN : la publication des horaires des écoles sur le site du ministère en amont de la tenue des CDEN pourrait être la preuve, d’une part, d’un manque d’anticipation du ministère au moment de la publication du décret, prenant à posteriori conscience de la nécessité de mettre fin le plus rapidement possible au flou artistique induit par ce décret et, d’autre part, d’un manque de considération des instances départementales.

Pour ce qui est des personnels, aucune information ne leur est parvenue, puisque pour eux, évidemment, il est nécessaire de respecter les instances !

Avis des conseils d’école : la plus grande opacité est de mise quant à la prise en compte des avis des conseils d’école. Certains directeurs ont procédé à un vote, d’autres non, certains ont été appelés par l’inspection afin de préciser l’avis du conseil d’école, d’autres non, certains ont été sommés par leur IEN de réunir un Conseil d’école sous 2 jours au mépris des textes réglementaires, etc.

Là encore, c’est le trouble qui subsiste. Rien d’étonnant à tout cela puisqu’aucune instruction, aucune information ou même aucun conseil n’a été envoyé à l’attention des enseignants, livrés à eux-mêmes pour essuyer les plâtres d’une réforme aux contours flous et variables selon la commune.

Le SNUipp-FSU est déjà intervenu à de multiples reprises pour souligner combien la concertation et l’adhésion de tous les acteurs était nécessaire ; pour ce faire, l’avis des conseils d’école aurait dû être prégnant… Au lieu de ça, à de trop nombreux endroits, la mise en place de cette réforme se fait sans voire contre l’avis des enseignants, et des familles ! Les tensions avec les mairies, pourtant partenaires au quotidien des écoles, se sont nettement accrues. A l’inverse, quand enfin des conseils d’école et leurs mairies ont réussi à trouver un consensus, que le projet a l’accord de tous… Le projet est refusé !! C’est à n’y rien comprendre !

Quant au vendredi après-midi libéré, il va falloir expliquer aux élus ainsi qu’aux personnels qui auraient souhaité en bénéficier que la position officielle du recteur, relayée plus ou moins officieusement, à savoir le refus, n’était finalement qu’une position de principe visant à dissuader les demandes…

Au final, le vendredi libéré a tout de même été demandé par des communes, et acté positivement pour plusieurs d’entre elles. Mais quelle est donc la ligne de conduite de l’Education Nationale ??

A situations égales (propositions identiques, conditions de recevabilité réunies), vous avez refusé à certaines écoles la libération du vendredi après-midi sous la forme d’un opaque « Pas possible d’apprécier le bien-fondé éducatif » ; ce refus aurait pu s’entendre du point de vue du rythme de l’élève. Mais vous l’avez accepté pour d’autres. Exemples : oui pour Villargondran, non pour Drumettaz-Clarafond ou Mouxy. Dans le cas de Drumettaz, la réflexion menée dans le cadre de l‘expérimentation Hamon avait enfin permis de trouver un compromis mairie/école/parents ! Pour Mouxy, vous avez été destinataire d’un projet éducatif complet de la commune. Quel est donc le message envoyé aux écoles ?? Quel sentiment pensez-vous inspirer aux enseignants ? … Nous allons vous le dire : d’une, ils n’y comprennent plus rien, de deux, certains de nos collègues nous ont fait part de leur « sentiment d’une terrible mascarade qui discrédite l’école aux yeux de tous ».

Assurément, bien que cadres A de la Fonction Publique, comme se plaît à nous la rappeler régulièrement notre Administration, sous-entendant que rien ne devrait échapper à notre acuité intellectuelle, il doit nous manquer l’explication de texte pour saisir la cohérence de l’ensemble !

Sur le fond maintenant

La FSU ne peut accepter ce changement de ligne important, faisant totalement oublier au passage l’intérêt des élèves en maintenant des journées de 6 heures et en offrant la possibilité de TAP sur le vendredi après-midi quand on sait de plus que très souvent, ils ne seront accessibles qu’aux enfants des familles les plus favorisées (TAP payants et/ou réservés aux élèves dont les parents travaillent).

Le ministre est attentif aux nouveaux élus, souvent d’une famille politique différente des précédents, certains d’entre eux menaçant d’entrer en résistance. Il souhaite ainsi tenir compte de leurs difficultés matérielles et financières et éviter la fronde des maires.

Le ministre est attentif aux parents d’élèves. Il leur écrit et tient à les informer avant tout le monde via le site du ministère.

En revanche, quels égards a-t-il en direction des enseignants ? Aucun. Ainsi, si ces derniers n’étaient pas tous hostiles à l’idée de réformer les rythmes il y a deux ans, la cacophonie et les dysfonctionnements s’amplifiant au fil des mois, en lieu et place de réclamer une autre réforme des rythmes scolaires, réforme plus respectueuses des élèves et de leurs conditions de travail, la majorité en souhaiterait à présent l’abandon pur et simple.

Faire réussir tous les élèves constitue notre engagement quotidien et la mission qui nous est confiée par la nation. Depuis deux ans, nous attendons les moyens concrets pour répondre à cette ambition. Or, le ministère a choisi de donner la priorité à une réforme des rythmes comme levier principal de la lutte contre l’échec scolaire et de la réduction des inégalités. Tout a été fait à l’envers. Oui, au SNUipp-FSU, nous pensons qu’il est possible de travailler autrement que la semaine de 4 jours imposée par le ministre Darcos, tout en permettant une qualité de vie professionnelle, indispensable, aux enseignants, et de meilleures conditions d’apprentissage aux élèves ! Pour cela, une autre réforme est nécessaire, et doit nécessairement s’accompagner d’avancées sur le contenu des programmes, la remise en place des RASED, l’augmentation du nombre de remplaçants, la baisse des effectifs par classe, etc.

Le lien presque mécanique entre réussite scolaire et rythmes scolaires est régulièrement avancé dans le débat public. Mais, qu’en est-il objectivement ? A ce jour, aucune étude n’a montré que le facteur « nombre de jours d’école dans la semaine » pris de manière isolé jouait, à lui seul sur la réussite des élèves. Avant la réforme Darcos, 25 % des élèves étaient à quatre jours avec des vacances raccourcies et des résultats (évaluations CE2 et 6ème) ni moins bons, ni meilleurs qu’ailleurs. De plus, les résultats en baisse révélés par PISA, sont ceux d’élèves de 15 ans qui ont tous fréquentés l’école primaire quand elle était organisée majoritairement sur 4,5 jours, avant 2008. Tout le monde crierait à la caricature, à juste titre, si d’aucuns s’aventuraient à en conclure que la semaine à 4,5 jours est néfaste pour la réussite des élèves…

Les élèves ne vivent pas et n’apprennent pas de la même manière dans une classe de 30 ou dans une classe de 20. Un élève en difficulté ne peut pas y être aidé de la même façon. Or, l’école primaire française se distingue par un nombre d’élèves par classe bien au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE. C’est ainsi qu’on n’y compte que 5 enseignants pour 100 élèves alors que le ratio en Finlande est proche de 6,5 et qu’en Italie ou en Norvège, il est compris entre 7 et plus de 9. Une classe maternelle française sur deux compte 25 élèves et plus et dans près de 7 400 classes, 30 élèves et plus. La diminution des effectifs par classe et le renforcement conséquent de l’aide aux élèves en difficulté sont aujourd’hui deux nécessités incontournables.

De même, qui peut croire que l’on « refondera » l’école sans offrir une vraie formation continue aux 330 000 professeurs des écoles ? Oui, il faut le dire : la formation professionnelle des enseignants a quasiment disparu ! Scolarisation des tout-petits, développement du langage, apprentissage de la lecture, de la numération, développement sensoriel, moteur, artistique des élèves… tout cela ne s’improvise pas et requiert des savoirs professionnels de haut niveau régulièrement remis à jour. En 2013, un rapport de l’Inspection générale pointait du doigt une formation continue des enseignants du premier degré « insatisfaisante et rare ». Or, aucune amélioration n’est prévue pour la rentrée prochaine.

En étant soumise à la volonté des municipalités guidées par les contraintes du périscolaire et de leurs capacités inégales de financement, cette réforme relègue au second plan le temps de l’école pour les élèves et la prise en compte des demandes des enseignants. Il est incompréhensible que la révision des temps et celle des programmes scolaires (repoussée à 2015 pour la maternelle et 2016 pour l’élémentaire) n’aient pas été traitées ensemble.

On reste donc encore loin d’une réforme qui permette de construire un projet cohérent pour la réussite des élèves, recueillant l’adhésion de la communauté éducative. Les difficultés rencontrées cette année (inégalités territoriales, activités payantes, partage des locaux, confusion des rôles…) vont s’étendre. L’Éducation nationale doit reprendre la main. La semaine scolaire doit s’organiser selon un cadrage national avec des possibilités de dérogations émanant des conseils d’école dans l’intérêt du service public d’éducation et non selon le bon vouloir des collectivités locales. Il n’est pas acceptable que la liberté de choisir ses horaires laissée à l’enseignement privé puisse, localement, mettre l’école publique en difficulté.

Dans quelles conditions la rentrée scolaire 2014 va-t-elle avoir lieu ??

Notre métier a évolué, la charge de travail a augmenté, les conditions de travail se sont dégradées… et cela va s’aggraver. Parlons un peu des enseignants. Après tout, nous sommes ici leurs représentants. Non, la vie d’enseignant des écoles n’est pas un long fleuve tranquille ! Qui sont les enseignants des écoles, ou plutôt les enseignantes ? Elles s’appellent Sandrine, ou Isabelle, peut-être Anne-Lise, Laurence ou Natacha… Elles doivent gérer de front vie professionnelle et vie de famille ;

On leur dit qu’elles ont beaucoup de vacances. Quand elles répondent, si elles répondent, elles disent que c’est vrai mais rappellent aussi que leur travail leur prend en moyenne 44 heures par semaine, que sur ces heures-là elles travaillent 9 h 30 à la maison, qu’elles travaillent aussi pendant les vacances parfois même –mais si !– avant la journée de pré-rentrée qui vient de faire tant parler d’elle. Elles pourraient dire aussi qu’elles ont le sentiment d’avoir toujours « la tête dans le guidon ». Elles se disent qu’un stage de formation continue serait le bienvenu pour prendre du champ mais elles savent que seulement la moitié des collègues ont accès à une formation continue et que celle-ci ne dure en moyenne que trois jours. On leur dit qu’elles gagnent en moyenne 2 174 euros nets par mois. Ce n’est pas tout à fait ce qui est inscrit sur leur feuille de paye. Sans doute parce qu’elles sont des femmes et qu’elles sont payées 8% de moins que les hommes alors qu’elles sont pourtant majoritaires à 81 % dans la profession. Peut-être aussi à cause du temps partiel qu’elles ont pris pendant quelques années comme 14 % de leurs collègues féminines ou encore à cause des congés parentaux qui ont pu freiner leur évolution de carrière.

Comme une grande partie de nos collègues cette année, elles attendent le 3 juillet pour connaître l’affectation, autour de laquelle elles organiseront leur vie personnelle : garde d’enfants, organisation des trajets, voire recherche de logement pour les postes les plus éloignés… Avec de fortes inquiétudes liées directement à la réforme des rythmes scolaires : que faire pendant une pause méridienne de 3 h 30 quand on est nommé à plus de 100 km de son domicile, et qu’en outre on n’a pas accès à sa salle de classe pour travailler pendant ce temps-là ? Quelle lisibilité sur l’emploi du temps quand on est remplaçant ? Les jeunes collègues auront besoin de "nounous flexibles" et les anciens devront être disponibles et tous les jours en forme.

Ces réflexions émanent des enseignants-mêmes, et la liste est bien loin d’être exhaustive !

Les conditions de travail et de rémunération de toute la profession vont encore en prendre un coup !

L’éducation Nationale met une grande partie de son personnel dans une situation intenable, et il est temps de l’entendre !

Et tout ça pour quoi ? Dans « l’intérêt des élèves » ? Qui y croit encore ?

Quelle farce ! Regardons les horaires validés d’un peu plus près :

- Vous acceptez que des écoles ne travaillent pas le mercredi matin au deuxième trimestre (pour ne pas la nommer Beaufort sur Doron), alors que le décret du 7 mai spécifie que « ces adaptations ne peuvent avoir pour effet de répartir les enseignements sur moins de 8 demi-journées par semaine comprenant au moins 5 matinées ». Si un texte peut parfois être interprétable, pour le coup, celui-là l’est difficilement… Comment nous expliquez-vous ceci et que devient l’égalité de traitement ?

- on trouve sur ce document des refus de validation pour les écoles de Monthion et Hauteluce, qui demandent à appliquer des horaires « classiques », horaires qui ont pourtant été validés le 1er avril (ce devait être un poisson…), au prétexte qu’il n y a pas de PV de conseil d’école. Sauf que cette contrainte vaut pour les expérimentations dans le cadre du décret Hamon, ce qui n’est pas le cas de ces écoles… Quel embrouillamini ! Mais alors quels horaires proposez-vous ??

- en ce qui concerne Chambéry, comment expliquerez-vous aux parents scolarisant leurs enfants à la fois dans les écoles maternelles de la Grenouillère, des Châtaigniers et de Bellevue, et dans les écoles élémentaires Vert-Bois, Madeleine Rebérioux, Pré de l’Ane, et Caffe, très éloignées (entre 10 et 20 mn de trajet), qu’ils doivent les emmener à la même heure simultanément dans les deux écoles ? Monsieur l’Inspecteur d’Académie, vous nous avez reçu en audience mercredi dernier sur cette question, et vous étiez engagé à intervenir auprès de la Mairie… Nous nous interrogeons sur la suite que vous avez donné à cette rencontre ! Ainsi, de nombreuses familles vont se retrouver dans l’embarras… Après celui des enseignants, est-il nécessaire ici de rappeler le mécontentement grandissant chez les parents d’élèves également ?

- à Villard-Sallet, vous avez considéré que le « bien fondé éducatif » des horaires était prouvé… Peu importe, imaginons-nous, que les enseignantes y soient opposées dans leur grande majorité, et que cela ait ravivé les vives tensions existantes au sein de l’école avec les élus du SIVU, tensions ayant nécessité la visite du CHSCT en début d’année scolaire ? Vous rendez-vous compte que certaines de nos collègues nous ont appelé au secours en apprenant que les horaires étaient validés ? Qui peut affirmer sans honte aucune que retourner en classe le mardi et le vendredi de 15 h 40 à 16 h 40 va apporter un plus aux élèves ? Quel sera le taux de présence dans les classes à cet horaire-là ?

A deux jours de la sortie, et deux mois de la rentrée, c’est la désorganisation la plus complète !

A travers la gestion calamiteuse de ce dossier, le ministère et ses représentants locaux vont-ils réussir à convaincre les familles du bien-fondé de cette réforme ?

Qui, aujourd’hui, peut prétendre faire la démonstration d’un quelconque intérêt pour les élèves ?

En revanche, pour ce qui est des conditions de travail des personnels, la démonstration est faite qu’à défaut de les avoir améliorées, le ministère, avec cette réforme, contribue largement à les dégrader.

C’est pour cette raison que le SNUipp-FSU continue de demander la « non généralisation » de cette réforme, la suspension de sa mise en œuvre partout où les équipes enseignantes l’estiment nécessaire et une réécriture complète du décret Peillon.

La réforme des rythmes n’était pas la priorité. Pour nous, les priorités sont ailleurs. Il est plus que temps de traiter des vrais enjeux de l’école publique : les conditions d’apprentissages des élèves et les conditions de travail des personnels avec des créations de postes à la hauteur des ambitions.

Il y a des urgences. La diminution des effectifs par classe, le renforcement conséquent des moyens de remplacement et de l’aide aux élèves présentant des difficultés sont aujourd’hui des nécessités incontournables. La réussite des élèves, l’amélioration des conditions de travail passent aussi par du temps dégagé pour les enseignants pour les travaux pédagogiques, la rencontre avec les parents… Pour cela, l’organisation des 108 heures doit être totalement revue avec la fin des APC.

Le ministère doit rétablir une formation continue répondant aux besoins professionnels des enseignants.

Notre école a besoin d’enseignants formés, reconnus, exerçant leur métier dans des conditions satisfaisantes et sereines et rémunérés à la hauteur de leur niveau de qualification. Dans un premier temps, les rémunérations et perspectives de carrière doivent être alignées sur celles des enseignants du second degré.

D’ores et déjà, la prochaine rentrée se prépare dans des conditions qui ne permettront pas d’améliorations pour l’école et ses personnels. Il est plus que temps de traiter des vrais enjeux de notre école et de répondre aux vraies préoccupations professionnelles des enseignants.

Oui, l’école a besoin de réformes. Mais, il faut les prioriser et mettre très rapidement en œuvre celles qui sont déterminantes pour la réussite des élèves.

Pour toutes ces raisons, la FSU refuse de siéger à cette instance transformée pour l’heure en une mascarade.

Il faut voir grand pour les enfants, c’était le slogan du SNUipp-FSU tout au long de cette année... M. Hamon aurait dû s’en inspirer.


Pour le SNUipp-FSU,

Sarah Hamoudi-Wilkowsky, Thomas Gautier, Eric Wilkowsky et Corinne Chaumaz

 

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