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3 juillet 2014

Mouvement : déclaration du SNUipp-FSU le 3 juillet

Stop à la gestion calamiteuse du mouvement

C’est une nouvelle fois le grand bazar !

On pourra dire qu’on les avait prévenus... En tous les cas, ce sont à nouveau les collègues qui vont pâtir du manque d’organisation ? d’anticipation ? Bref, du grand n’importe quoi de l’Administration !

Le travail reprendra demain, vendredi 4 juillet, dès 8h30. On ESPERE (on n’est pas sûrs !) finir à midi / 13h...

Pensez à signer la pétition... On va la laisser courir jusqu’à la rentrée ! Car, oui, la gestion des personnels en Savoie est calamiteuse !!

http://www.petitions24.net/rythmes_scolaires_gestion_calamiteuse_des_enseignants__faites

D’ailleurs, une fois n’est pas coutume quand on se réunit en "groupe de travail" et non en CAPD, mais le SNUipp-FSU a lu une déclaration pour exprimer le ras le bol des collègues et notre propre ras le bol de tout ça !

A LIRE CI-DESSOUS

"Nous sommes réunis ce jeudi 3 juillet pour effectuer la phase d’ajustement du mouvement.

Ce groupe de travail est attendu avec impatience tant par les enseignant-e-s encore sans affectation que par celles et ceux, déjà en poste, qui ont besoin de savoir quel-le-s collègues partageront leur école (voire leur classe) dans moins de 2 mois maintenant.

Aujourd’hui, nous sommes tous autour de cette table (services administratifs, inspecteurs, et élus du personnel) tournés vers le même objectif : permettre au plus grand nombre possible d’enseignant-e-s d’obtenir un poste conforme à ses vœux.

Certes, à l’issue de ce groupe de travail, le Directeur Académique sera sans doute contraint d’effectuer des nominations d’office afin de pourvoir l’ensemble des postes du département ; mais plus il y aura d’humanité et d’équité dans ces nominations, mieux ce sera, aussi bien pour les enseignant-e-s nommé-e-s que pour leurs collègues, leurs élèves, mais également les IEN et les services administratifs, qui auront d’autant moins de situations délicates à gérer par la suite...

Lors de la première phase du mouvement le 12 juin, nous vous avions remerciés de nous avoir envoyé les documents préparatoires 8 jours avant la date (conformément au décret n°82-451 du 28 mai 1982, repris dans l’article 5 du règlement intérieur de la CAPD de la Savoie).

Prenant appui sur ces documents, de nombreux échanges constructifs avaient eu lieu en amont de la CAPD entre les élus du personnel et les services, qui avaient permis de corriger certaines situations, d’en expliciter d’autres, etc.

La séance du 12 juin en a été d’autant plus efficace et humaine, l’équité du mouvement ayant été garantie par ces échanges.

Forts de ce constat, pensant que des habitudes de travail en toute confiance étaient enfin établies au sein de la CAPD de la Savoie, nous imaginions une nouvelle fois être destinataires des documents de l’administration, suffisamment longtemps avant la phase d’ajustement du mouvement, afin de pouvoir exercer sereinement notre mandat d’élus du personnel.

Que nenni !

Malgré nos demandes maintes fois répétées, vous n’avez pas été capables de nous fournir le moindre des documents que nous vous demandions.

Pis : la secrétaire générale aurait informé par téléphone les circonscriptions que nous n’aurions de toute façon aucun document préparatoire, et qu’il était donc inutile d’assurer notre remplacement en classe pour la journée légale de préparation que nous envisagions lundi 30 juin !

Ce mépris pour notre travail d’élus, ce mépris pour les conditions d’exercice de nos collègues, qui dépendent du bon fonctionnement des instances est inadmissible !

Sans parler du mépris des textes réglementaires institutionnels, qui ne devrait pas être toléré chez les cadres A de la fonction publique que vous êtes...

Des cadres A qui seraient parfois mieux avisés d’accorder davantage de considération aux réflexions d’autres cadres A.

Combien de fois vous avons-nous alertés sur la problématique des postes réservés à la double-cohorte de stagiaires, et sur les incidences que cela aurait pour le mouvement ?

« On verra plus tard » était votre seule réponse.

Résultat en 2 temps : en premier lieu, la publication tardive (juste au début de l’ouverture du serveur) de la liste des postes réservés aux « PES1 », sans aucune concertation ni même information auprès des élus du personnel. Puis modification après l’ouverture du serveur de la liste déjà publiée, obligeant les collègues à réajuster plusieurs fois leurs voeux en conséquence. Une concertation en amont aurait été souhaitable pour éviter les conséquences désastreuses (ne serait-ce qu’en terme d’image) de cette improvisation au grand jour.

En second lieu, le flou total quant à la liste des mi-temps réservés aux « PES2 » qui vont complètement bloquer et désorganiser cette phase d’ajustement.

Comme si cela ne suffisait pas, il y a moins d’une semaine, nous apprenons également par voie détournée, sans jamais en avoir été informés par l’administration, qu’il y aurait en sus des quarts de postes réservés au étudiants M2 !?

Que va-t-il rester pour les collègues en attente d’affectation !?

Combien de fois vous avons-nous alertés sur la problématique des temps partiels et des postes fractionnés, qui ne pourront pas se compléter sans connaître les horaires de chaque école ?

Encore une fois, « On verra bien »... Tout juste reconnaissiez-vous du bout des lèvres qu’il faudrait sans doute se revoir après le CDEN pour réajuster les temps partiels...

Combien de fois vous avons-nous alertés sur le calendrier très serré du mois de juin, qui allait rendre difficile la tenue de la phase d’ajustement dans les temps ?

« N’anticipons pas », nous avait alors répondu Mme la Secrétaire Générale.

Eh bien si, il aurait fallu an-ti-ci-per ! C’est ce que nous faisons tout le temps quand on ne veut pas foncer droit dans le mur sans savoir comment éviter la catastrophe...

Anticiper, Mesdames les Inspectrices, Messieurs les Inspecteurs, c’est ce que vous nous demandez à nous autres enseignants dans la gestion de nos élèves.

Anticiper, c’est ce que nous vous demandons dans la gestion du personnel. Assez des injonctions permanentes à flux tendu ! Assez des formulaires diffusés par mail à rendre pour le soir même !

Et, concernant les opérations de mouvement, assez de l’improvisation, de l’opacité, et des reports successifs des groupes de travail, qui ont pour conséquence d’aviver la colère de nos collègues en attente d’affectation, ou en attente de savoir qui travaillera avec eux à la rentrée !

Oui, les enseignants de Savoie sont en colère ! Oui, la colère s’amplifie !

Les motifs de colère sont nombreux :

· injonctions incessantes ;

· pressions diverses de la part de nos supérieurs hiérarchiques ;

· désorganisation totale du remplacement (notamment en raison du manque de postes de TR), et mépris de la part de ces mêmes supérieurs hiérarchiques qui préfèrent rejeter la faute sur l’absentéisme (de « confort », évidemment ?) des enseignant-e-s plutôt que de reconnaître la gabegie de la gestion des personnels dans le département ;

· mépris, envers ses propres personnels et envers les élèves, de la part du Directeur Académique quand il s’agit de justifier la suppression des postes de RASED ou de refuser de nommer des personnels sur les postes RASED vacants...

· etc.

Sans parler de la réforme des temps scolaires prise à l’envers, totalement improvisée, dont les incidences évidentes sur les conditions de travail des enseignant-e-s ne sont même pas reconnues par le Directeur Académique ! (nous vous avons déjà fait part hier, et maintes fois auparavant, de la colère suscitée par cette réforme bâclée... Comment est-il possible de ne pas l’entendre ?!)

Et donc, la colère ne cesse de grandir contre le blocage de plus en plus prononcé du mouvement ;

- contre les vœux géographiques obligatoires dont nous dénonçons toujours l’inéquité (les plus forts barèmes étant nommés à titre définitif sur les postes les moins demandés) tout comme l’inutilité (à peine une dizaine de nominations sur vœux géographiques cette année, soit 1%... dont au moins deux personnes qui ont manifesté par la suite leur insatisfaction et ont formulé une demande de réaffectation) ;

- contre l’improvisation et l’opacité de la phase d’ajustement ;

- contre les reports successifs de cette seconde phase et sa date trop tardive pour permettre une préparation de la rentrée dans de bonnes conditions. La pétition que nous vous remettons aujourd’hui en atteste : s’il n’était l’intérêt supérieur des élèves (pour lesquels nous n’affichons pas le même mépris que l’administration à notre égard), beaucoup d’entre nous seraient tentés, eux aussi, de reporter d’une semaine leur rentrée « en raison de contraintes organisationnelles de dernière minute ».

Certes, nous avons conscience que vous devez composer avec des contraintes imposées d’en haut qui ne vous facilitent pas la tâche.

D’une part, l’improvisation dont fait preuve le ministère pour des réformes pourtant aussi importantes que les rythmes de l’enfant ou la formation des enseignants ne favorisent pas une saine gestion du système au niveau local.

D’autre part, le report, imposé pour de basses raisons électoralistes, de la carte scolaire après les élections municipales contraignent le calendrier des instances sur les seuls mois de mai-juin, ce qui explique sans doute, au moins en partie, les difficultés que vous rencontrez pour mener sereinement les dernières opérations de l’année.

MAIS ne nous y trompons pas : les motifs de colère relèvent aussi, et en premier lieu, de la gestion du personnel spécifique à notre département.

Ce n’est pas le ministère qui vous impose de menacer de sanctions des collègues qui s’absentent de leur classe pour se rendre aux stages auxquels ils ont droit, voire à vos propres convocations aux commissions paritaires ! Nous avons d’ailleurs dû faire intervenir le ministère à plusieurs reprises cette année pour faire cesser ces entorses au droit du travail.

Ce n’est pas le ministère qui vous empêche d’accorder des ineats, et encore moins lui qui vous interdit d’associer les élus du personnel à la gestion du mouvement interdépartemental.

Ce n’est pas le ministère qui vous oblige, à l’issue de la phase d’ajustement de septembre, à contacter les enseignant-e-s à 21h pour les enjoindre de rejoindre leur poste dès le lendemain matin (qui à Val d’Isère, qui sur un poste fractionné sans savoir dans quelle école commencer son service le jeudi...) !

Nous ne pouvons imaginer que le ministère, qui a officiellement affiché la « priorité au primaire » et l’importance de la prise en compte de la grande difficulté, puisse en toute cohérence vous imposer de ne pas pourvoir les postes de RASED vacants, et même d’en fermer certains !

Ce n’est sans doute pas le ministère qui vous interdit d’associer les élus des personnels aux recombinaisons de postes en vue de la nomination des temps partiels et des postes fractionnés.

Ce n’est pas non plus le ministère qui vous empêche de contacter les enseignant-e-s à temps partiels titulaires d’un poste que vous avez jugé incompatible, pour leur demander leurs souhaits. Ni lui qui vous force à déclarer ouvertement les directions concernées vacantes, et à publier l’appel à candidature, sans même avoir pris la peine de se renseigner si un échange de service interne à l’école était envisageable et accepté par les collègues. Merci pour l’angoisse provoquée chez les enseignant-e-s qui voient leur poste déclaré vacant, et craignent de devoir changer d’école par la simple faute d’avoir demandé un temps partiel !...

Et ce n’est pas le ministère qui demande à certains IEN d’annoncer les résultats du mouvement à certains collègues 2 jours avant la tenue du groupe de travail, sans que les élus du personnel n’aient eu le moindre document à ce sujet ! Quel mépris pour les instances paritaires !!!

Enfin, ce n’est certainement pas le ministère, ni même la désorganisation de cette fin d’année, qui puisse justifier votre refus de nous envoyer la semaine dernière les quelques documents que nous vous demandions, et dont, n’émettant aucun doute sur votre compétence, nous ne pouvons imaginer que vous n’en aviez pas possession :

· liste officielle des enseignants sans affectation à l’issue de la première phase de mouvement

· liste des enseignants victime d’une mesure de carte scolaire après le CTsD du 19 juin

· liste des enseignants à renommer à titre provisoire sur un autre poste que le leur, suite au Groupe de Travail Temps Partiel

· liste des TRS et de leur fraction de poste « définitive »

· liste des postes vacants (postes entiers + fractions de postes) à l’issue des opérations de mouvement, carte scolaire et temps partiel (y compris postes libérés provisoirement un an)... ... ou tout du moins liste des décharges diverses (direction, PEMF, etc.) sur lesquelles il faudra nommer quelqu’un.

À défaut d’être en mesure de nous donner l’ensemble des documents de préparation (synthèse des fiches navettes, postes recomposés, etc.), vous auriez au moins pu nous envoyer dès la fin du groupe de travail temps partiel les documents sus-cités !

En l’absence de ces documents, il nous a été impossible de préparer sereinement ce groupe de travail comme nous avions pu le faire pour la première phase. Nous ne sommes donc pas en mesure de garantir l’équité ni l’humanité de cette phase d’ajustement, et nos craintes sont fortes que la colère de nos collègues soit encore plus importante qu’elle ne l’est déjà quand nous sortirons de ce groupe de travail.

Nous vous prions donc d’entendre cette colère, et d’apporter dès à présent des garanties permettant, si ce n’est de l’apaiser, au moins de la contenir :

· Tout d’abord, prenons le temps aujourd’hui, puisque nous n’avons pu le faire en amont, de discuter chaque situation (à commencer par les réponses aux différents appels à candidature) avant de confirmer les nominations. Dussions-nous revenir demain, il en va du respect de l’humain et de l’équité du mouvement.

· Ensuite, envisageons dès-à-présent un peu plus d’humanité dans les nominations de la phase d’ajustement de septembre : serait-il possible d’utiliser les remplaçants pour assurer les jours de rentrée, afin de laisser aux collègues nommés un délai de quelques jours avant de prendre fonction ? Ces quelques jours sont en effet nécessaires pour s’organiser aussi bien du point de vue personnel (garde d’enfants, organisation des trajets, voire recherche de logement pour les postes les plus éloignés) que du point de vue professionnel (contact avec la ou les écoles concernées). Nous ne sommes pas des pions !

· Enfin, envisager dès la rentrée (qui risque malheureusement de s’avérer encore une fois chaotique) une profonde mutation du dialogue social au sein du département. Nous ne souhaitons pas aller au conflit par principe, mais si l’attitude de notre hiérarchie et des services administratifs ne change pas, nos collègues vont nous y pousser.

La balle est dans votre camp...."


Pour le SNUipp-FSU, Sarah Hamoudi-Wilkowsky, Jacky Ballini, Corinne Chaumaz et Cathy Hauser

 

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