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17 octobre 2014

CDEN "bilan de rentrée"

Le CDEN "bilan de rentrée" s’est tenu ce vendredi 17 octobre après-midi. Plusieurs sujets intéressant les enseignants ont été abordés, notamment la question des APC... Dommage donc qu’il se soit tenu si tard, puisque nous sommes à présent en vacances, et qu’il est moins facile de diffuser l’information !

En préambule, les représentants des personnels ont lu des déclarations préalables. Le SNUipp-FSU a ainsi fait le point sur la rentrée 2014, en évoquant notamment la mise en place de la réforme des rythmes et la dégradation des conditions de travail des enseignants, mais aussi le manque de postes, le manque de remplaçants, le problème des APC, etc.

LIRE LA DÉCLARATION PRÉALABLE DU SNUipp-FSU 73 :

PDF - 172.5 ko
préalable 17-10-14

RÉPONSES DE L’IA AUX DÉCLARATIONS PRÉALABLES

RYTHMES SCOLAIRES

Il est vrai que la rentrée se fait sous le signe des nouveaux rythmes.

Horaires : Concernant les horaires à ajuster, on a été entendus, puisque c’est à l’ordre du jour de ce CDEN… D’après lui, c’est le processus même d’organisation qui a fait que cela n’a pas été possible en juin (temps des allers retours mairie-DSDEN, délais de réponse, etc).

Les ajustements concernent uniquement les communes en décret Peillon (décret 2013). Pour les expérimentations décret Hamon, le dossier est clos, jusqu’à la rentrée 2015.

La volonté de la Ministre étant d’accentuer le dialogue avec les parents, il a été à l’écoute de ces derniers, et les ajustements concernent les endroits où un décalage entre maternelle et élémentaire est nécessaire, où il y a des problématiques liées au transport scolaire… Ce sont des ajustements pour arranger les familles.

TÉLÉCHARGER LES NOUVEAUX HORAIRES :

PDF - 32.8 ko
RS pour CDEN 14-10

PDF - 28.6 ko
additif RS pour CDEN 14-10-6

Myans : l’IA était à nouveau au téléphone avec la mairie ce 17 octobre ; une nouvelle organisation horaire sera mise en place dès le 3 novembre, avec le retour des élèves le mercredi matin. Il ajoute qu’il y a eu là un « combat idéologique » qui est peut-être allé au-delà de qu’on pouvait penser. Tout rentre enfin dans l’ordre

Evaluation : une évaluation est prévue pour les « expérimentations Hamon », afin d’avoir un regard sur l’efficacité de ce dispositif expérimental. Un travail est engagé au niveau académique, pour élaborer un protocole d’évaluation commun. L’évaluation jugera les acquis des élèves, car il s’agit bien d’une évaluation Education Nationale, ce n’est donc pas le périscolaire qui sera observé.

Toutefois, l’IA pense qu’il serait intéressant de juger si les TAP apportent des plus-values aux élèves, en termes de compétences.

Un Comité de Suivi de la réforme se tiendra en décembre, pour faire un état des lieux de son application dans le département.

Locaux : selon l’IA, il y a plusieurs modèles de fonctionnement :

-  Activités hors des locaux scolaires

-  Ecoles où il y a beaucoup de place

-  Petites structures où les maires peuvent disposer des locaux pour les TAP

Il a procédé à un « sondage » auprès des IEN, et n’a pas eu de retour sur des difficultés. Il avait préconisé la mise en place d’une charte dans chaque école afin de définir les modalités d’occupation des salles.

Les APC et les TAP peuvent se chevaucher sans qu’il y ait nécessairement des problèmes de locaux, sauf dans certains cas, il le reconnait. Mais il a bien vérifié auprès des IEN, c’est à la marge.

APC : l’IA a changé, ou en tout cas précisé, les "règles du jeu" :

Il classe les APC en trois catégories :

- APC "récréatives", en lien avec les TAP

- APC pour travailler en méthodologie, ce qui n’est pas un "surplus" de travail pour l’élève (dans le sens surcharge cognitive)

- APC pour un travail d’aide personnalisée, de soutien aux élèves en difficulté ; celles qui, selon lui, peuvent "saturer" la journée de l’élève.

Dans les deux premiers cas, il est possible d’aller au-delà de 6h !

Les représentants des personnels vous invitent donc à refaire des propositions d’organisation aux IEN, et ce dès maintenant, en tous les cas dès la rentrée, en arguant d’APC "récréatives" ou de méthodologie, afin de faire valider une organisation satisfaisante pour VOUS, quand cela vous arrange, et sans être obligé soit de revenir un jour non travaillé, soit de "rembourser" un autre collègue par des heures de classe.

Il explique que sa deuxième circulaire (le « remboursement » des heures d’APC par des heures de classe) avait pour but de « faciliter l’organisation de vie personnelle des enseignants, en ne revenant pas faire d’APC sur leur temps libéré » (no comment !). Qu’à ce jour, vendredi 17 octobre, l’ensemble des IEN a fait remonter des situations pacifiées, et en outre répondant toutes à l’intérêt des élèves, sauf dans 3 cas ( !!). Il y a 2 000 enseignants, et il prend la parole « aujourd’hui vendredi » pour 3 cas !

« Si cette organisation a pu être à un moment une interrogation, ce vendredi 17 octobre, ça ne l’est plus » dixit l’IA. Des enseignants ont accepté de faire cet échange de services (heures de classe contre heures d’APC). Et maintenant, il faudrait leur dire de revenir en arrière, et de venir faire leurs APC sur leur temps libre, car l’IA suivrait les préconisations d’une organisation syndicale ?

Pour le SNUipp-FSU, ces propos de la part de l’IA sont inacceptables. Nous sommes intervenus en séance car on ne peut pas le laisser dire ça ! A l’entendre, on comprend à quel point les enseignants et leur hiérarchie ne vivent pas sur la même planète… Il faut pourtant que l’IA prenne la mesure de ce qui se passe sur le terrain ! Cette histoire des APC a été la goutte d’eau qui a fait débordé le vase déjà bien plein. Si la plupart des organisations ont été validées, c’est sous la pression des IEN. Car quand votre IEN vous appelle ou vous « maile » 15 fois par jour, oui, c’est de la pression, et oui, on finit par accepter ce qu’il demande. Ainsi, la défiance entres nos collègues et leur hiérarchie, loin de s’apaiser, grandit de plus en plus. Le problème de fond, c’est qu’il aurait fallu dès le départ laisser les enseignants, qui sont des professionnels, organiser leurs APC comme ils le souhaitaient ! Même si cela déplait à l’IA, même si il ne le comprend pas, quand on lui parle de « directives stupides » et de « dictature », ce sont bel et bien les mots employés par nos collègues, qui en ont ras le bol.

Enfin, nous maintenons, au SNUipp-FSU, et nous le lui avons redit, que l’IA a interprété les textes d’une façon toute personnelle, que ce sont les textes de la fonction publique qui nous régissent qui valent, et non pas ses circulaires départementales. Pour le SNUipp-FSU, le problème n’est pas réglé « aujourd’hui vendredi » !

L’IA a ensuite demandé quand commençaient les APC ( !!), et annoncé qu’il demanderait un retour aux IEN en fin de trimestre, pour évaluer ce qui avait été organisé au mois de février, et réajuster à ce moment-là.

Et, nous sommes contents de l’avoir entendu, l’IA sait que nous partageons tous l’intérêt de l’élève, et « entend » que nous avons-nous aussi pour préoccupation l’intérêt des enseignants ; il « comprend » qu’un enseignant qui est « en confort », qui se sent bien dans sa vie professionnelle, c’est « bénéfique pour tout le monde ». Ne reste plus qu’à passer aux actes !

Fuite d’élèves vers le privé : l’IA dit ne pas avoir de réponse à ce sujet.

Le SNUipp-FSU, lui, a une réponse à apporter aux membres du CDEN ! En effet, le document « bilan de rentrée » indique le nombre d’élèves scolarisés dans le privé. Nous avons repris les chiffres des dix années précédentes, et sommes en mesure de démontrer qu’à la rentrée 2014, le privé accueille + 4,18 % d’élèves en plus que d’habitude, ce qui est un bond sans précédent (stable les années antérieures, avec des pics jusqu’à + 1,7 % d’élèves scolarisés dans le privé…).

Cf document joint

Absentéisme lié à la réforme : l’IA n’ayant pas répondu à cette question du SNUipp-FSU, nous sommes revenus à la charge. Agacement de ce dernier, qui n’est pas au courant du document auquel nous faisons allusion (tableau à remplir avec nom de l’enfant, nom et adresse des parents, dates des absences « liées à la réforme des rythmes »), mis en place dans la circonscription de Chambéry 1.

L’IA n’a donc pas répondu en séance. Nous sommes allés le voir à la fin, une fois la séance levée, pour lui donner un exemplaire de ce tableau. Il nous a alors répété qu’il n’était pas au courant, et que nous l’avions « mis en difficulté » avec notre question ! Le document a été remis à la Secrétaire Générale, qui a confirmé qu’il n’était pas question de demander des informations nominatives de cette manière.

REMPLACEMENTS

L’IA a fait cette année un effort pour mettre des TRB dans chaque circonscription, « effort sans précédent » vu les moyens dont il disposait (sur une dotation de 16 postes cette année, 8 postes de TR, c’est considérable).

La situation est difficile, c’est à flux tendus. Il a vu avec le Rectorat afin d’avoir plus de personnes pour le remplacement : ainsi, le département s’est vu octroyer 10 postes de contractuels car le remplacement est aussi une priorité pour le Recteur. Ces contractuels seront recrutés niveau M2, mais il sera possible de déroger.

Le SNUipp-FSU a exprimé son opposition au recrutement de contractuels. Avoir recours à des contrats précaires n’est pas la solution. Concernant le poste de TRB FLE en Tarentaise, l’intitulé « TRB » n’est justement qu’un intitulé, qui permet aux collègues d’obtenir des frais de déplacement. Ce poste a et aura toujours pour vocation d’assurer sa mission auprès des élèves allophones. Son éventuelle récupération pour en faire un poste de TRB « ordinaire » n’était qu’une « boutade » de l’IEN (no comment)…

RASED

Le SNUipp-FSU a rappelé que la décision de l’IA de supprimer des postes de RASED a fait l’unanimité contre elle ; qu’elle était incohérente au moment même où le ministère réaffirmait la mission des réseaux ; et que nous faisons face à des problèmes pour la prise en charge des élèves en difficulté, avec des maîtres spécialisés pour 1 500 à 2 000 élèves, et une inégalité selon les circonscriptions.

L’IENA a répondu pour l’IA, en expliquant qu’il y avait actuellement une réflexion en cours avec les RASED et les IEN, pour réfléchir, analyser le poids de la difficulté scolaire selon les endroits (sur la base d’indicateurs à définir), et redéfinir la carte des RASED, c’est-à-dire leur répartition. Un groupe de travail multi catégoriel (mais sans représentants des personnels !) se tiendra en novembre.

BILAN DE RENTRÉE

Le CDEN a ensuite étudié le document « bilan de rentrée ». Vous le trouverez en pièce jointe.

PDF - 2.7 Mo
CDEN 14 octobre 2014 moyens 1er degré-4 (1)

COMMENTAIRES DU SNUipp-FSU

- page 2 : le constat définitif du nombre d’élèves ne sera disponible qu’en novembre. Le constat provisoire fait état de 37 650 élèves, soit 125 élèves de moins que les prévisions attendues.

Toutefois, pour se faire une idée, cela fait quand même 95 élèves de plus qu’à la rentrée 2010-2011, pour 10 postes de moins qu’en 2010-2011 ! Il n’y a donc toujours pas de rattrapage.

Le nombre d’écoles continue de diminuer. Le département en perd chaque année une ou deux, tandis que des grosses écoles , jusqu’à 16 classes, qui n’existaient pas auparavant, apparaissent (page 3). La tendance serait donc aux grosses structures au détriment des petites écoles ? L’IA confirme : lui "se satisfait" d’avoir des plus grosses structures, "plus dynamiques" selon lui, plutôt que d’avoir des classes uniques.

- page 4 : 60 % des enfants de 2 ans sont accueillis en RRS (éducation prioritaire), et moins de 20 % dans les écoles classées en zone de montagne.

- page 8 : le privé accueille 93 élèves de plus que ce qui était prévu.

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effectifs écoles privées

-  pages 11-12 : nous sommes surpris de constater un effectif de 19 dans une CLIS ! L’administration sétonne, la Secrétaire Générale Vérifiera.

De manière générale, le SNUipp-FSU a reposé la question du "chantier" de la carte des CLIS et l’analyse des besoins, qui ne sont pas tous couverts. Chaque année, l’IA se permet d’aller au-delà des 12 élèves réglementaires dans certaines structures.

L’IENA répond que les besoins sont analysés chaque année au moment de la carte scolaire. Elle ajoute que si certaines CLIS sont pleines, d’autres ne sont pas complètes. L’effort a été poursuivi pour que chaque CLIS bénéficie d’une AVSco.

Le SNUipp-FSU en a profité pour évoquer le problème du retard dans le traitement des notifications MDPH : actuellement, ce sont les notifications du mois de mars qui sont traitées, il y a donc plusieurs mois de retard. Des élèves attendent donc leur AVS. L’administration est consciente de ce problème.

- page 14 : l’occasion pour le SNUipp-FSU de rappeler qu’une aide administrative dans chaque école est nécessaire, mais il faudrait pour cela un créer un vrai métier. Le fait d’employer des personnes en contrat d’insertion fait qu’il y a parfois des recrutements qui amènent plus de problèmes dans les écoles qu’ils n’en règlent !

Pour l’IENA, ces difficultés sont marginales, et notre institution se doit de participer à la politique de retour à l’emploi.

 

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