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27 novembre 2015

Groupe de travail sur l’expérimentation EMILE du 26-11-2015

Un groupe de travail sur l’expérimentation EMILE (immersion anglais) s’est tenu ce jeudi 26 novembre.

Intervention du CHSCT

Ce groupe de travail fait suite à la visite des membres du CHSCT dans une des écoles du dispositif en juin 2014... nous avions alors pointé les éléments à améliorer pour le fonctionnement d’une telle expérimentation, notamment en termes de conditions de travail des personnels : formation, temps de concertation, moyens matériels, etc, etc.
Le groupe de travail pour faire le point sur EMILE était donc une demande émanant du CHSCT. Il aurait dû se tenir au 1er trimestre 2014-2015... il s’est donc réuni avec un an de retard !

Contraintes réelles ou volonté délibérée de la part de la DSDEN de ne pas se pencher sur ce projet ?

On peut en tout cas noter que c’est le seul cas, depuis la mise en place du CHSCT en 2012, où les préconisations du Comité Hygiène Sécurité et des Conditions de Travail n’ont pas été suivi d’effet immédiat, et où le retour de la visite auprès des collègues concernés n’a pas eu lieu...

Historique rapide

Le dispositif est en place depuis 5 ans maintenant (démarrage en 2011) dans 6 écoles :

- groupe scolaire La Concorde à Barberaz : 5ème année dans le dispositif. Tous niveaux de classe concernés. 1ère cohorte arrivant en 6ème cette rentrée.

- école élémentaire Albert Bar et maternelle St Sigismond à Albertville : 3ème année dans le dispositif. Concerne la PS au CE2.

- groupe scolaire St Baldoph : 3ème année dans le dispositif. Concerne tous niveaux de classe.

Actuellement, sur ces 6 écoles, cette expérimentation concerne donc 657 élèves au total.

Continuité au collège

La 1ère cohorte vient d’entrer en 6ème à Jules Ferry – Chambéry (12 élèves). Ils sont répartis dans les classes de 6ème, et se retrouvent pour suivre des matières en DNL (discipline non linguistique : exemple : cours de sciences, en anglais), en « heures supplémentaires » dans leur emploi du temps.
Un travail est entamé avec les deux autres collèges bientôt concernés :

- Jean Rostand à La Ravoire

- Combe de Savoie à Albertville

Pour la FSU, la question de la continuité se pose avec d’autant plus d’acuité avec la réforme du collège. En même temps, il n’y a pas une poursuite obligatoire, donc il serait intéressant de savoir qui continuera ou pas, et de voir si l’origine sociale / sociologique des familles déterminent la poursuite de l’anglais « EMILE » au collège.

Du côté des personnels : postes, recrutement, formation

Il y a à ce jour 15 postes fléchés EMILE  :

- 3 postes de direction

- 10 postes d’adjoints

- 2 postes de TRB

Le SNUipp-FSU est évidemment intervenu sur la question des postes. Au-delà du fait que nous sommes opposés au profilage de postes en général, et à leur multiplication, il est entendu que dans le cadre d’une telle expérimentation, il est nécessaire d’avoir des fiches de postes particulières, puisque des compétences spécifiques sont requises, notamment linguistiques. Le problème est que les écoles concernées se sont non seulement parfois vues imposer le projet EMILE, mais qu’en outre, afin d’en assurer la continuité et la pérennité, des collègues en poste certaines fois depuis des années, vont devoir « laisser la place »... Si l’administration a au départ implanter EMILE dans des écoles dans lesquelles des postes se libéraient (départs à la retraite), désormais, il faut que des collègues partent pour laisser la place à des enseignants « anglais ».
C’est très mal vécu par certains.

Pour l’administration, cette question des postes est une « vraie question ». C’est vrai que ces projets ont été « fortement impulsés », et que les équipes n’étaient pas toutes unanimes...Le discours a été clair dès le départ sur le fait que les enseignants de ces écoles avaient le choix entre s’inscrire dans le projet, accepter de partager leur classe (fonctionnement en doublette sur 2 classes, 1 assure l’enseignement en anglais / l’autre l’enseignement en français), ou partir.

Le recrutement se fait sur entretien en 2 parties :

- en français, sur les compétences pédagogiques

- en anglais pour juger des compétences linguistiques (avec l’IA-IPR d’anglais)

Actuellement, la DSDEN travaille, avec l’ESPE entres autres, sur une reconnaissance des compétences de ces enseignants, qui pourrait passer par une « certification EMILE », valorisant les compétences spécifiques en anglais.

La Savoie favorise les départs des enseignants à l’étranger, par le biais des divers dispositifs existants : Jules Vernes, CODOFIL, ERASMUS+ échanges avec l’Utah...
Une interrogation se pose toutefois, car les collègues ne reviennent pas tous après leur détachement à l’étranger (ils passent d’un dispositif codofil à érasmus, ou partent enseigner à l’étranger avec l’AEFE, etc). Ceux qui reviennent n’ont pas toujours systématiquement améliorer leur niveau d’anglais, c’est pour ça que l’administration a décidé que partir à l’étranger ne favorise pas au retour l’enseignant pour l’obtention d’un poste EMILE. Il faut passer l’entretien.

Le SNUipp-FSU a également posé la question de la formation continue pour les enseignants EMILE.
En réponse, 6h d’animation pédagogique sont prévues, la première aura lieu mercredi 2 décembre.
Les collègues des écoles en immersion ont bénéficié de 2 jours de stage tous ensemble en octobre pour leur permettre d’échanger et de faire la liaison entre enseignants « en français » / enseignants « en anglais ». Cela correspondait à une demande, un besoin exprimé par les équipes. Un espace d’échanges, où les collègues mutualisent, a été créé.

Un stage intercatégoriel aura lieu en mai, organisé par l’IA-IPR (PE / PLC).

Suivi, évaluation et évolution du dispositif

Cette expérimentation est suivie par un groupe académique, et un groupe départemental, composé des IEN concernés, l’IENA, l’IA-IPR anglais, le DARIC, la conseillère pédagogique langues, une représentante de l’ESPE.
4 départements de l’académie sur mènent des expérimentations langues vivantes anglais, mais seul le 73 a fait le choix de ce dispositif en immersion, avec objectif de ne pas en faire « une filière d’excellence. »

Il n’y a pas d’élargissement du dispositif prévu à ce jour. Il faudrait pour cela avoir un viviers d’enseignants compétents pour l’immersion anglais plus important.
Dans tous les cas, si jamais cela devait se faire, ce serait sur des écoles dépendant des 3 mêmes collèges de secteur qui auront déjà mené un travail pour permettre la continuité de l’expérience.

Toute une réflexion est menée pour « exploiter » la spécificité et l’expertise de ces écoles / ces équipes enseignantes. Outre un travail autour d’une certification pour une reconnaissance des compétences des collègues, la DSDEN travaille avec l’ESPE, afin que ces écoles en immersion servent de support pour des stages d’étudiants , que ce soit intégré dans leur cursus universitaire, afin d’aller vers un meilleur enseignement de l’anglais pour tous les PE à l’avenir.

Ces écoles doivent servir de « terrains d’apprentissages des langues », c’est là l’avenir du dispositif.

Côté élèves, il y aura bientôt un portfolio de connaissances, y compris en maternelle, basé sur le portfolio européen des langues.

Cette expérimentation est guidée par le fait que l’apprentissage en anglais ne doit pas se faire au détriment des autres compétences. Les élèves sont donc évalués chaque année, à partir des évaluations nationales CM2, CE1 et maintenant CE2, ce qui permet un étalonnage, et une comparaison avec les élèves scolarisés dans des écoles du même type (en termes de public scolaire).
Les connaissances des élèves qui bénéficient de l’enseignement EMILE sont équivalentes à celles des autres élèves.

En conclusion

La DSDEN souhaite mener EMILE à son terme au sein de chacune des écoles concernées, et mener au bout la réflexion sur la reconnaissance des compétences des enseignants concernés, par le biais d’une certification.

Une synthèse de cette expérimentation doit être faite à la rectrice prochainement.

Pour le SNUipp-FSU et la FSU,
Sarah Hamoudi-Wilkowsky, Corinne Chaumaz et Luc Bastrentaz

 

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