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24 novembre 2011

Enquête sur les conditions de travail : ce que VOUS dites du métier (2)

Verbatim : extraits des premiers retours de l’enquête du SNUipp-FSU Savoie sur les conditions de travail (2).

Depuis la rentrée, le SNUipp-FSU Savoie enquête sur les conditions du travail enseignant. Ci-dessous, un nouvel extrait de ce que vous dites du métier, suite aux premiers retours d’enquête.

Les demandes institutionnelles peuvent être lourdes à gérer voire inapplicables.
Des idéologies de l’éducation en contradiction avec des idéologies personnelles.
Aucune contrepartie en terme de reconnaissance ou salaire.
Polyvalence de l’enseignement de pire en pire. On en ajoute chaque année (B2i, APS, APER, histoire de l’art...) et en plus les intervenants sont de plus en plus mal acceptés par les IEN.
Les obstacles professionnels (cf question 6), ajoutés à la dévalorisation des salaires des enseignants, induisent un climat de tension dans les écoles. Comment peut-on travailler en équipe quand le mal-être des enseignants est sensible ? Les tensions créent des effets pervers : agressivité verbale, colère, effondrement, découragement, qui nuisent au travail d’équipe.
Faire toujours plus avec moins de temps et de moyens.
Mission devenue impossible Reconversion en administratif en cours
Injonctions de la hiérarchie : au niveau de la circo les injonctions me paraissent mesurées et réfléchies. Au niveau national, je me sens agressée et mal considérée. Par exemple, je ne digère pas qu’on me (nous) fasse l’aumône d’une EVS alors qu’on m’a (nous a) retiré une décharge de direction.
(RASED) L’évaluation de notre travail : il est quantitatif et ne concerne que les enfants pris en charge, ce qui exclut tout le travail de prévention effectué en maternelle, l’aide apportée aux collègues (repérer les difficultés, aide à la mise en place de remédiations, aide aux PPRE...), le travail avec les parents, les orthophonistes, le CMP, la médecine scolaire et tout cela se fait hors temps scolaire bien sûr et non rémunéré cela va de soi (d’où mon insatisfaction face à mon salaire, en partie).
Je travaille à temps partiel, ce qui me permet d’avoir du « temps » mais cela se traduit par un salaire moindre.
Avec la semaine de 4 jours et le soutien les journées travaillées sont très longues...
Impression qu’on nous flique, qu’on ne nous fait pas confiance (108 heures !! On s’est rendu compte en les comptant qu’on en faisait beaucoup plus !).
Seule la solidarité avec les collègues de son école permet de tenir.
Nous sommes psy (accueil d’enfants à troubles du comportement), orthophonistes(prise en charge dyslexie, dysphasie...), assistantes sociales, gendarmes (gestion de conflits) ; quand redeviendrons-nous des enseignants ? C’est la société en général qui nous met la pression, pas la hiérarchie (à mon avis).
En ZEP, le désintérêt de nombreuses familles, la concentration des difficultés sociales, familiales, financières des familles rendent le travail de plus en plus épuisant et décourageant. On se sent un peu inutile et seul (heureusement les équipes pédagogiques sont souvent soudées et il reste un peu de RASED...).
Les enseignants et les pédagogues ne sont pas assez entendus dans la mise et l’élaboration des programmes par exemple et dans bien d’autres domaines encore.
Nous mettons de plus ne plus la pression à nos élèves, nous leur en demandons plus, et cela dès la maternelle.

Jusqu’au 16 décembre, répondez à l’enquête du SNUipp-FSU 73

 

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