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10 décembre 2020

CTsD "bilan de rentrée" du 10 décembre

Le jeudi 10 décembre, se tenait le comité technique "bilan de rentrée" du 1er degré.

I/ Lecture de déclaration préalable

Pour le SNUipp-FSU, le bilan de rentrée se tient dans un contexte bien particulier, morose, difficile, marqué par une crise à multiples facettes, à la fois sociale, sanitaire, économique et professionnelle. 

En parlant de crise, celle qui se joue entre le ministre de l’éducation nationale et les personnels est irréversible. Rarement ministre aura connu un tel discrédit chez les professeurs et l’ensemble des agent-es de l’éducation nationale. 

Cette crise se traduit également à l’échelon local. Ainsi, sans revenir sur l’épisode désastreux de vos courriers du mois dernier, nous nous interrogeons sur le dialogue social dans notre département.

=> lire la suite en téléchargeant notre déclaration ci-dessous !

LA DÉCLARATION LIMINAIRE DU SNUipp-FSU et de la FSU :

PDF - 58.5 ko
décla préalable FSU CTsD 1er degré

Réaction de l’IA  : nos propos n’étaient pas très beaucoup "bienveillants"... sans commentaires ?!.
Une fois asséné, donc, que nous ne sommes pas "toujours bienveillants", il explique qu’il y aurait un CHSCT le 15 décembre, pour traiter les fiches SST.
Il ajoute qu’ils ne "pourront pas faire mieux", et ne "nous répondront pas plus" ; les charges et missions s’accumulent de leur côté "sans faire état de leurs difficulté ni de leurs état d’âmes" ; on pourra "multiplier les courriers", ils "ne répondront pas plus". L’IA demande de faire preuve de "solidarité" et "renouvelle son soutien aux personnels" ; il "essaiera de traiter avec bienveillance chaque situation".

Sans commentaires bis.

II/ Étude du document (voir le document annoté)

- Le document "bilan de rentrée", et les statistiques du mouvement 2020, avec les annotations du SNUipp-FSU Savoie :

PDF - 4.9 Mo
Doc bilan de rentrée annoté SNUipp-FSU

PDF - 343.1 ko
stats mouvement Savoie SNuipp-FSU

Pour commencer, l’IA explique en préambule qu’à la rentrée 2020, 354 écoles sur 374 hors REP/REP+, remplissent les conditions de 24 élèves par classe, soit 94,7 %. Pour les 20 écoles qui n’ont pas atteint cette condition, cela concerne 556 élèves sur 4 177.

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Le réseau scolaire
L’IA nous informe de sa volonté d’étudier en amont de la carte scolaire un schéma départemental d’incitation à la création de Regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) lorsque les écoles ne sont pas éloignées les unes des autres. Il pose de manière claire sa volonté de fusionner les écoles maternelles et élémentaires afin d’en faire des écoles primaires.

Pour le SNUipp-FSU, les arguments allant à l’encontre de la fusion des écoles ont déjà été largement exprimés : il en va de l’économie d’échelle et donc de postes, ne nous leurrons pas, ainsi que de la pérennité de la spécificité de l’école maternelle. Carte scolaire : attention aux fusions d’écoles !

L’IA nous annonce, en amont du CTSD carte scolaire, un groupe de travail issu de la composition du CDEN, avec la présence d’élus et de représentants de parents d’élèves afin de travailler sur la future carte scolaire.

L’étude de ces propositions devra bien évidemment tenir compte des services des transports qui ne sont en aucun cas semblables lorsque l’on parle de milieu urbain (Grand Chambéry ou Grand Lac, que l’IA a rencontré récemment) ou de milieu rural. Les ordonnateurs ne sont pas les mêmes. Il est également souligné par les organisations syndicales que cette marche vers de nouveaux RPI ne peut se faire en allant à l’encontre de l’avis des équipes.

L’IA parle de la rédaction d’un document à l’étude sur 4 ou 5 ans. Il nous assure que l’intérêt pédagogique pour les enfants prime, qu’il vaut mieux une école plus importante plutôt que 3 petites écoles à 1 classe et que la disparition d’une école sur un territoire communal ne signifie pas forcément la mort de la commune.

Le SNUipp-FSU ne partage pas cet avis car les services (garderie, cantine, etc…) sont bien souvent inhérent au fonctionnement d’une école et que déplacer une école vide forcément le territoire communal de ces services.

L’IA réaffirme son soutien, sans ambiguïté, aux écoles rurales, notamment celles qui sont éloignées.

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Carte des circonscriptions 
L’IA nous informe de sa volonté d’une réflexion sur les périmètres des circonscriptions en fonction de la différence de population et de la cohérence quant au suivi de la scolarité dans le second degré (collèges et lycées). Il parle de réseaux école/collège/lycée. Les vallées ne seront pas impactées du fait de leurs caractéristiques territoriales, ni Chambéry 4 qui a la spécificité du REP+.
Cela serait effectif pour la rentrée 2022 et étudié en CT en octobre 2021. Il s’agirait plus d’un rééquilibrage. Exemple : l’avant-pays savoyard est pour partie sur la circonscription d’Aix-les-Bains, pour partie sur Chambéry 1 ; or, les élèves poursuivent leur scolarité dans les lycées de Chambéry. Il serait donc plus cohérent selon l’IA de basculer l’ensemble de l’avant-pays sur la circonscription de Chambéry 1.

Il le dira en CDEN ; pour une cohérence territoriale, il compte s’appuyer sur les intercommunalités. Il est en train de rencontrer, en visioconférence, les maires pour cela.

Rythmes Il va être demandé aux mairies de renouveler leur organisation à 4 jours : un courrier va être envoyé.

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Regroupements pédagogiques L’IA note la relative stabilité du nombre de regroupements pédagogiques sur le département.

Le SNUipp-FSU fait remarquer que cette stabilité recouvre quand même une tendance à la baisse, et s’interroge sur les éventuelles raisons (problématiques des transports, entente entre communes, autres ?). Pour l’IA, c’est l’apparition des communes nouvelles qui a fait « disparaitre » certains RPI puisqu’ils se sont retrouvés sur la même commune.

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Évolution des effectifs
L’IA note encore cette année une baisse des effectifs à 36 117 élèves dans le public, certaines circonscriptions perdant plus d’’élèves que d’autres. la baisse se retrouve plutôt dans les secteurs urbains (Albertville, Ugine, Chambéry), avec une hausse dans certains secteurs ruraux, ce qui traduit selon lui le souhait des familles de s’installer à la campagne, à proximité des villes.

Les organisations syndicales s’inquiètent de cette baisse continue des effectifs, qui aura des conséquences sur les futures cartes scolaires, et impactera à court terme les collèges également, et insistent sur le maillage essentiel du territoire que représentent les petites écoles. L’IA nous explique, qu’à son avis, maintenir une école sur un territoire, oui, c’est essentiel, mais qu’il est plus intéressant pédagogiquement parlant d’avoir une « grosse » école plutôt que plusieurs plus petites : cela représente plus de dynamique. Ainsi, il souhaite "faire comprendre aux élus" que garder une école à tout prix avec peu d’élèves n’est pas pertinent, surtout s’il y a à quelques kilomètres un RPI, un pôle éducatif plus important, avec d’autres moyens tels que restauration scolaire, bibliothèque, ce qui est beaucoup mieux selon lui.

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Scolarisation des moins de 3 ans Pour l’IA, la scolarisation des moins de 3 ans reste conséquente. (124 enfants). Les organisations notent la baisse de 31 élèves scolarisés par rapport à 2019. 24 % seulement des moins de 3 ans sont scolarisés hors éducation prioritaire, dans les écoles en politique de la ville et dans des communes rurales hors zone de montagne.
Il serait important, et ce n’est pas la première fois que les organisations syndicales le demandent, de comptabiliser les moins de 3 ans dans la carte scolaire afin de favoriser cette scolarisation.

L’IA nous indique qu’il a à faire des choix selon les moyens dont il dispose et qu’il les a mis sur les GS à 24 et sur le dispositif « 100 % réussite ».

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Les mesures de carte scolaire de la rentrée
Les organisations syndicales pointent l’état des RASED qui, chaque année, voient leurs moyens réduits.

L’IA parle de la création d’une classe autisme sur Chambéry. Un-e contractuel-le a été embauché pour ce poste, deux appels à candidature ayant été faits sans aucun résultat. L’IA s’est résolu « la mort dans l’âme » à opter pour un contrat afin que la classe puisse ouvrir.

Nous rappelons la disparition du dispositif « plus de maitres que de classes » qui, de l’avis de tous les concernés, avait porté ses fruits. Qu’en est-il des écoles n’appartenant pas au dispositifs REP et REP +, et qui pouvaient bénéficier de ce dispositif ?

Le manque de remplaçant.e.s est aussi un gros problème, exacerbé par la crise sanitaire : les organisations syndicales rappellent que leur nombre a été diminué depuis plusieurs cartes scolaires.
Les décharges de direction statutaires pour les écoles de 1 à 3 classes ne peuvent pas être assurées. Le Ministre parle de les augmenter à 12 jours par an alors que l’administration n’est déjà pas en mesure d’en assurer 10.
La question est posée sur la qualité du service public d’éducation lorsque l’on a recours de nouveau, cette année, à un nombre important de contractuels non formés.

L’IA nous indique que la question du manque de remplaçants va orienter ses choix. Mme Acloque, secrétaire générale, nous dit, qu’en temps normal, la capacité de remplacement est à 8,64 % des personnels. Le dispositif départemental, d’après elle, permettra de rééquilibrer les besoins entre les circonscriptions. Aujourd’hui,, suite au congés parentaux, aux congés maternité, aux CLD, etc.., nous tombons à 4 % de capacité de remplacement. Avec la crise sanitaire, c’est encore pire.

Le SNUipp-FSU rappelle que les personnels ont des droits et qu’il y a un manque de titulaires. L’anticipation n’a pas été le fort de notre ministère : l’impact de la crise sanitaire n’est pas franchement une surprise. Et la preuve est faite, suite à la première vague de la COVID, que le service public d’éducation est loin d’être une priorité. Couplé aux remarques provocatrices du style, « on manque de remplaçants, qu’on m’en apporte la preuve », la coupe est pleine pour les collègues, comme nous le soulignions dans notre déclaration liminaire.
Ils n’en peuvent plus : les congés maladie sont de plus en plus longs et de plus en plus de collègues veulent quitter l’Éducation Nationale. Le SNUipp-FSU redemande d’avoir accès au bilan social qui leur permettra d’avoir une photographie du département.

L’IA admet qu’il faut augmenter les capacités de remplacement : de quelle manière ? A voir dans les questions diverses...

Concernant le nombre de congés, dont la durée augmente, les représentant.e.s des personnels pensent qu’il faut, dans un premier temps, mieux accompagner les collègues. Mme Acloque nous parle de la RH de proximité. L’IA nous dit savoir que bon nombre d’enseignants sont en difficulté mais qu’il existe des enseignants heureux d’exercer leur métier.

Le SNUipp-FSU ne doute pas du rôle de la RH de proximité mais il n’en reste pas moins que les dispositifs d’aide sont très peu nombreux et qu’en cas de problème de santé, il est très compliqué de se repérer dans les méandres de l’administration. De plus, il existe en effet, fort heureusement, des enseignant.e.s satisfait.e.s de l’exercice de leur fonction mais nos différentes enquêtes nous montrent qu’il n’en est pas de même dans leur relation avec leur administration.
L’IA estime qu’il est important d’avoir des interlocuteurs distanciés de la circonscriptions, tels la RH de proximité ou le médecin des personnels mais que le premier échelon de la RH de proximité doit être l’IEN et l’équipe de circonscription.

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Dispositifs UPE2A et ULIS
La baisse du nombre d’élèves en UPE2A (- 42 par rapport à 2019) est étonnant. L’IA nous parle d’un ralentissement du flux migratoire, dû à la crise sanitaire.

En ce qui concerne les ULIS, une réflexion est menée au niveau académique : l’IA nous rappelle que la Savoie est la mieux dotée des départements de l’Académie. Les organisations syndicales ne veulent pas d’un nivellement par le bas et notent que nombre d’ULIS sont déjà au seuil de 12, voire au-delà, contrairement à la circulaire de 2015. D’après elles, un travail est à mener sur l’école inclusive dans son ensemble. Il est d’ailleurs à noter qu’aucun bilan de l’ASH n’est fourni, tant sur les AESH, que sur la mise en place des PIA, et ce, malgré nos nombreuses demandes, réitérées à plusieurs reprises...
Un bilan nous sera fourni par M. Huard. En ce qui concerne les enseignant.e.s référent.e.s, qui se sont adressés collectivement au DASEN, l’IA va les rencontrer en janvier. Un appel à candidature est émis pour un recrutement en janvier 2021 sur le secteur de la Maurienne.

Est soulevé également le problème des élèves perturbateurs. L’IA nous rappelle qu’il a créé un poste à cet effet qui porte ses fruits puisque la personne a déjà géré 20 élèves dans le 1er degré. Il compte traiter cette problématique aussi avec les maires (il leur a dit : « un élève suffit à mettre à plat une équipe. ») ainsi qu’avec l’appui des services sociaux, de la gendarmerie et de la police. Il évoque le rappel à l’ordre que peut prononcer le maire en tant qu’officier de police judiciaire.
Les organisations syndicales rappellent que nous parlons d’école et que l’IEN doit tenir son rôle.

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Éducation prioritaire
Le SNUipp-FSU évoque les seuils pour le moins fluctuants du dispositif 100 % réussite, et pose la question de l’avenir de l’éducation prioritaire, eu égard à la énième réforme annoncée par le Ministre : sera-ce la fin du modèle actuel en Éducation Prioritaire ? Qu’en sera-t-il des REP ? Qu’en sera-t-il de la pérennité du dispositif 100 % réussite avec tout ce que cela implique pour les personnels, entre autres ? Alors même que ce dispositif, faute de moyens suffisant, a signé la fin du "plus de maîtres que de classes", pour lequel aucun bilan n’a jamais été fait, mais dont les retours du terrain ont démontré la pertinence, bien au-delà de "l’efficacité" des classes dites "dédoublées". Autant de questions encore une fois sans réponse.
Pour le SNUipp-FSU, la réforme annoncée signera la fin du modèle actuel, la fin d’une politique nationale d’éducation prioritaire laissant la place à des contractualisations locales.

L’IA nous dit ne pas avoir d’inquiétude pour le REP d’Albertville car cela fait partie de ses priorités et de celles du Préfet.

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Langues vivantes
Mme Grumel nous parle d’une nouvelle dynamique sur l’enseignement des langues et que le dispositif Emile devrait évoluer, et ne plus être un enseignement 50% en français / 50 % en langue étrangère - mais nous n’avons pas eu plus de détails.
Le SNUipp-FSU souligne la baisse du nombre d’assistants de langue : est-ce à dire que le recentrage veut être fait sur les enseignants eux-mêmes ? Réponse positive...

Est abordé le dispositif Émile Allemand à l’école élémentaire du Haut Maché qui est présenté comme acquis sur les documents. En effet, il n’y a pas d’EMILE dans cette école, même si l’IEN a en effet le souhait de l’implanter. Les organisations syndicales s’étonnent que l’IA n’ait pas encore eu connaissance du courrier du 3 décembre dernier écrit par les collègues de l’école et transmis par voie hiérarchique, expliquant les raisons de leur refus d’un tel dispositif. Sa mise en place ne doit pas être faite contre la volonté des équipes.

L’IA nous dit ne pas avoir eu connaissance de ce courrier pour l’heure mais nous dit qu’il va bien falloir prendre des décisions pour la continuité (entendre au collège) de l’enseignement de l’Allemand.

III/ Les questions diverses

- Les questions diverses du SNUipp-FSU Savoie, envoyées à l’IA dès lundi 7-12-20 (sauf 2 ajouts) :

PDF - 64.5 ko
questions diverses SNUipp-FSU - CTsD 10-12-20

- Bilan social départemental 
Petit tour d’horizon dans le département pour l’année scolaire 2019/2020 :

  • 41 départs en retraite
  • 3 démissions
  • 3 demandes de rupture conventionnelle, 2 collègues ont réellement donné suite. Cette nouvelle modalité permet aux collègues de rebondir sur d’autres projets professionnels.
  • 13 Congé Longue Maladie fractionné, 24 CLM/CLD
  • 3 désistement de Professeur d’École Stagiaires issus du concours, remplacé par des collègues issus de la Liste Complémentaire.
  • Au 1er septembre 2020, on enregistrait 17 postes vacants (Et dire, parait-il, que c’est un métier où l’on est choyé !)
  • La Savoie compte 2023 « Équivalent Temps Plein »

- Bilan du mouvement intra départemental 2020
cf Bilan obtenu suite à la demande du SNUipp-FSU 73, avec de nombreuses précisions qui n’apparaissaient pas au départ : pour comparer, le document fourni le 2 décembre, VS le document fourni le 10, avec ajout de données demandées par le SNUipp-FSU 73, lire le document questions diverses) :

PDF - 45.2 ko
Statistiques MVT-_Savoie au 2-12-20

PDF - 343.1 ko
stats mouvement Savoie SNuipp-FSU

- Contractuels 
La DSDEN a eu l’autorisation de recruter 9 contractuels puis 4 par la suite, ce qui fait un total de 13 contractuels recrutés depuis le début de l’année.
Un a démissionné (il était positionné sur un poste de SEGPA) et a pu être remplacé.
Un autre sera recruté en janvier sur le poste Unité autisme de Chambéry, permettant l’ouverture de cette classe... dont on ne peut que regretter qu’elle n’ouvre pas avec un.e enseignant.e titulaire et spécialisé.e. (Relire plus haut dans la partie "bilan de rentrée).

La DSDEN met en place, à compter du 10 décembre, un plan de recrutement de « contractuels COVID ». Il s’agit de personnels recrutés sur des postes de personnes vulnérables afin de stabiliser les écoles.
Son rôle sera de faire le relai du collègue titulaire de la classe tel un « répétiteur » voire un « précepteur » avec un pilotage assuré par l’enseignant « à risque » en télétravail (si celui-ci est en capacité de télétravailler).
31 personnes seront recrutées à compter d’aujourd’hui pour des contrats allant jusqu’au…. 5 février !

Le SNUipp-FSU s’est insurgé contre ces contrats au rabais. Jamais la Savoie n’avait connu de tels contrats précaires. Nous avons fait savoir au DASEN que pour nous, il s’agissait ni plus ni moins de contrats « Kleenex » (jetables donc).
Et même si la situation sanitaire demeure exceptionnelle, ce type de recrutement est une véritable brèche dans le service public d’éducation.
Le DASEN s’en est défendu en déclarant que c’était « gagnant-gagnant » ! En effet, il a cru bon de le justifier par le fait que ces personnes recrutées dès maintenant "ne travailleraient que" une semaine puis bénéficieraient de 2 semaines de congés payés alors qu’elles étaient recrutées pour très peu de temps ! Merci seigneur, vous êtes trop bon !
L’IA adjointe a rajouté que la plupart des personnes recrutées s’avéraient être des étudiant.es se destinant à devenir PE. Elle s’engage à vérifier l’honorabilité de ces personnels et assure « qu’ils n’engageront pas n’importe qui ».
Le DASEN a précisé que, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire, ces contrats pourraient être prolongés.
Au SNUipp-FSU, nous avons également fait remarquer que l’administration risquait d’avoir des difficultés à recruter 31 personnes au vue du peu d’attractivité de ces contrats, et de leur durée.

- État des lieux du remplacement
La Secrétaire Générale énonce le nombre de 8,6 % de capacité de remplacement en Savoie. Ce chiffre serait plutôt proches de 4 % dans la réalité du fait des congés parentaux, des arrêts maladie, etc, impactant les TRB eux-mêmes.
En revanche, nous n’avons toujours pas pu obtenir les chiffres du nombre de journées non-remplacées sur le département et par circonscriptions, demande pourtant exprimée maintes fois… mais ce n’est pas ça qui est "intéressant" selon la DSDEN.
Le DASEN a concédé que les difficultés du remplacement étaient toujours plus grandissantes ; il a fait savoir qu’il aurait une attention toute particulière sur le nombre de TRB lors de la prochaine Carte Scolaire. A suivre donc.

- AESH 

  • 1496 élèves sont notifiés
  • 1417 sont accompagnés
  • 426,04 « Équivalent Temps Plein » pour les postes d’AESH, ce qui représente 679 personnes. On note environ moitié de CDI et moitié de CDD.
  • A noter que la Savoie dispose de 439 « Équivalent Temps Plein » pour cette année. Il y a donc des postes qui sont non pourvues, les recrutements se poursuivent donc.
  • 75 élèves ont une notification AESH mutualisée et sont non accompagnés.
  • Tous les PIAL sont désormais installés. Le recrutement d’une personne « AESH référent » est en cours. Deux missions lui seront confiées : AESH référent et accompagnement.

Pour ce qui est de l’organisation de la tête des PIAL, M. Huard le précisera mais il s’agira sûrement d’une organisation bicéphale : 1 collège et 1 IEN.

Un point plus complet sur la question ASH nous sera proposé ultérieurement, en présence de M. Huard (il serait temps).

- Collectifs Anti-masques
L’administration a bien pris conscience du problème et appelle à la plus grande fermeté vis à vis des familles récalcitrantes. Elle a systématiquement écrit à ces familles. Elle précise qu’on ne peut garantir la continuité pédagogique à distance en cas d’absence de l’élève pour cette raison. Des informations règlementaires sur cette question du port du masque obligatoire ont été envoyées aux écoles pour aider les directrices et directeurs à faire face à des oppositions de la part des familles.
La responsable des médecins scolaires demande à ce que la justification du non-port du masque pour raison de santé soit très explicite et explicitée par la famille.
Le DASEN sait que ce n’est pas facile à gérer sur le terrain, il demande aux directrices et directeurs de prévenir l’IEN dès que les tensions avec des familles se font sentir.

- Services civiques 
Cf document donné par l’administration, suite à la demande du SNUipp-FSU :

PDF - 177.6 ko
Services Civiques

- Point COVID 

* Fermetures écoles / tests

Depuis le début de l’année, plusieurs écoles ont été contraintes de fermer pour cause de cas covid ou cas contact :

  • Barberaz La Concorde élémentaire
  • La Motte Servolex Lamartine élémentaire
  • Chambéry Pasteur élémentaire
  • les classes du cycle 3 Aix-les-Bains le Centre élémentaire
  • 1 classe du Grand Aigueblanche

Toutes ces fermetures ont été réalisées en lien avec le Préfet qui a rédigé un arrêté de fermeture des écoles.

Une campagne de tests antigéniques vient d’être lancée sur Aix-les-Bains. Hier (9 décembre), 40 test ont ainsi pu être réalisé avec une forte mobilisation des médecins, des infirmières etc...
Cette campagne semble positive, pour l’administration, il s’agit d’un « galop d’essai » en vue d’une extension sur tout le département à partir de janvier. Cependant, cet "essai" est impacté par la campagne lancée de son côté par le président de la région.

* Masques transparents Certains collègues aimeraient s’équiper de ce type de masque pour mener à bien leur travail d’enseignant.
L’administration reconnaît qu’elle ne sait pas où en est ce dossier et elle va se renseigner.
La Secrétaire Générale rappelle toutefois que les masques totalement transparents ou les visières sont proscrits.

* Problème des arrêts maladie avec jour de carence pour des cas contacts COVID
Concernant les collègues qui se sont vus retirer une journée de carence alors qu’ils ou elles étaient cas contact, il faut qu’ils fournissent une attestation d’isolement par un médecin. Leur arrêt de travail sera alors transformé en autorisation d’absence et le jour de carence leur sera remboursé par le Service Mutualisé des Payes.

-  Constellations, animations pédagogiques
Les représentant.e.s des personnels sont revenus sur leurs demandes, en intersyndicale, de suspendre les formations en distanciel pendant la période, mais également que les constellations se basent sur le volontariat des enseignant.e.s.

La DSDEN explique qu’après une mise en place d’un premier temps de travail avec les IEN, lLa main a été ensuite donnée aux CPC et aux PEMF pour définir les objectifs du travail.
Au SNUipp-FSU, nous avons réaffirmé que très clairement, ce n’était pas la priorité des collègues.
Nous avons expliqué de nouveau que le maintien des formations, avec l’état de fatigue et d’épuisement des équipes, n’allait pas dans le bon sens. Notamment parce que mode distanciel / visio conférence n’est pas adapté à de véritables échanges au sein d’un « collectif de travail ».
Le DASEN a reconnu qu’il aurait préféré du présentiel mais qu’avec la situation sanitaire actuelle, il n’avait pas le choix.

L’IA adjointe a argumenté sur la pertinence de ces formations puisqu’elles seraient « bien pensées » et émaneraient de problématiques particulières (les résultats maths de l’étude TIMMS, les résultats aux évaluations CP/CE1 par exemple…).

Cette même IA adjointe a précisé que le type de formation « regard croisé » demeurait une proposition et que cela ne serait pas une imposition. Elle comprend que des collègues n’aient pas envie qu’il y ait des observatrices/observateurs au fond de la classe. Le DASEN a abondé en ce sens en déclarant qu’il n’imposera à personne cette observation réciproque.

Pour conclure ce point, malgré tous les arguments des élu.e.s du personnel, le DASEN a tranché en disant appliquer les directives de la Rectrice sur la mise en place de ces formations à distance.

- HSE REP d’Albertville
L’IA a indiqué à propos des HSE que c’était une "régularisation règlementaire", que ces heures ne sont plus utilisables pour de "l’accompagnement éducatif" type projet musique,théâtre, etc, mais que c’était encore possible pour de l’aide aux devoirs, sur un dispositif en particulier, pas n’importe quel type d’aide aux devoirs... L’IEN ne semble pas informé de cela.
L’IA est censé refaire le point et revenir vers les écoles pour donner les bonnes infos...

- Réunions de directeurs
3h sont dédiées sur les 18h d’animation pédagogique. L’IA entend la multiplicité des "temps d’échanges" en visio : si un.e directeur.rice ne se connecte pas, tant pis, mais il.elle perd une "occasion d’échange entre pairs et avec l’IEN".

- Forfait mobilité durable
Le SNUipp-FSU a félicité l’administration pur sa réactivité et son anticipation... manière, évidemment, de déplorer le retard pris pour la mise en œuvre de ce dispositif.
Les 5 sections SNUipp-FSU de l’académie avaient pourtant écrit à la Rectrice à ce sujet.

A ce jour, un peu plus de 10 collègues ont déjà demandé cette prime.

Les enseignant.e.s ont reçu un message dans leur boîte I-Prof leur demandant de remplir une attestation sur l’honneur (pas encore envoyée !) avant le 31 décembre pour bénéficier de cette prime. Seul hic : les personnels non-enseignants (AESH notamment) n’ont pas de boîte I Prof, ces personnels n’ont donc pas eu l’info et potentiellement, ne pourront pas remplir l’attestation.

La secrétaire générale a avoué ne pas être au courant de ce message dans I Prof et le DASEN s’est engagé à informer et à relayer les infos à l’ensemble des personnels. Plus d’infos sur Prime mobilité durable : remplissez votre attestation avant le 31 décembre ! Infos et liens utiles dans cet article..

- Sorties scolaires
Les sorties extérieures (sportives, culturelles…) sont de nouveau envisageables, à condition de prendre toutes les précautions par rapport à la sécurité des élèves (vigipirate).

- Fermeture des écoles / crèches et problèmes de garde d’enfants
En cas d’impossibilité de faire garder ses enfants (fermeture crèche etc..), il faut demander une attestation à la structure précisant cette fermeture, et fournir une attestation sur l’honneur stipulant n’avoir aucun autre moyen de garde. Si le distanciel est envisageable, il sera mis en place, sinon les personnels seront placés en Autorisation Spéciale d’Absence (ASA).

- Prime direction (450 €)
L’IA indique qu’elle n’a aucun lien avec la gestion de la COVID et qu’elle sera versée en une seule fois.

- Prime COVID pour l’accueil des enfants prioritaires lors de la 1ère vague
Mme Acloque indique que les AESH ont bien été intégrés au versement de cette prime. En cas « d’oubli » de personnel ayant droit, il n’y a aucun moyen budgétaire pour revenir en arrière. Les personnes éventuellement concernées doivent prendre contact avec la DSDEN. D’après l’IA, vu qu’il n’avait pas été question dans un premier temps de rémunération, les remontées se sont faites de manière chaotiques...

- Changement d’échelon automatique et régularisation de la paye
A la demande de quand les augmentations de salaire dus aux changements d’échelons vont-elles enfin être régularisées et versées sur la paye, ... il n’y a pas de réponse. Il faut que l’application AGAPE soit mise à jour... Le rectorat avait annoncé que ce serait débloqué "aux alentours du 9 décembre", mais ce n’est pas encore le cas. Sans commentaires.

* Rendez-vous de carrière
La campagne 2019.2020 se termine et celle de 2020.21 a déjà commencé.
Les organisations syndicales font remarquer que certains collègues ayant eu leur RDV de carrière à l’automne 2019 n’ont toujours pas connaissance du compte-rendu de leur RDV, alors même qu’ils auront connaissance bientôt, d’ici au 15 janvier, de leur appréciation finale. L’IA en convient. Les OS demandent à l’IA de faire remonter ces dysfonctionnements.

* CAPD avancement accéléré
Avec la mise en œuvre de la sinistre loi de Transformation de la Fonction Publique, qui met fin petit à petit aux CAP, la mobilité est gérée directement par l’administration depuis l’année scolaire 2019-2020 par le biais des LDG (Lignes Directrices de Gestion), sans plus aucun contrôle des élu.e.s des personnels. Comme l’a souligné le SNUipp-FSU lors d’un groupe de travail académique le 2 décembre, cela ouvre la porte à l’opacité, l’arbitraire voire le clientélisme.
En janvier 2021, ce sera au tour des questions d’avancement et promotions d’échapper à tout contrôle paritaire, l’administration gérera seule cet aspect de la carrière, dont les modalités seront fixées également par des LDG.

Toutefois, cette année verra un système "mixte", puisque les promotions accélérées 2020 seront encore traitées en CAPD (pour les avancements entre le 1er septembre et le 31 décembre). Ce sera la dernière qui se tiendra puisque dès 2021, l’administration prendra seule la main sur ces questions de carrière.

 

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